La Fédération des Femmes pour le Développement Intégral au Congo (FEDICONGO) a organisé, ce vendredi 13 février 2026, une journée de sensibilisation consacrée à la lutte contre les violences sexuelles et les actes de torture dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka.
L’atelier s’est tenu de 9h00 à 13h20 dans la salle de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), réunissant plusieurs couches sociales, notamment des défenseurs des droits humains (DDH), des acteurs de la société civile, des éléments des FARDC, des Wazalendo, de la PNC, ainsi que des journalistes.
Dans une interview accordée à la Presse Locale, Me Jacques Alimasi, avocat de profession et agent chez FEDICONGO, a précisé que son organisation œuvre pour la défense et la promotion des droits humains dans les territoires d’Uvira, Fizi et Baraka, ainsi que dans l’ensemble de la province du Sud-Kivu.
Il a expliqué que la structure met actuellement en œuvre un projet d’assistance en faveur des victimes de violences sexuelles et d’actes de torture dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka.
Objectif : unir les forces pour freiner les abus
Pour Me Jacques Alimasi l’objectif principal de cet atelier était de réunir différentes catégories d’acteurs afin de renforcer la sensibilisation et le plaidoyer.
« Nous avons rassemblé plusieurs composantes, notamment les organisations de la société civile, les autorités étatiques, la Police, l’ANR, les FARDC, le Parquet, la Mairie, les Wazalendo ainsi que les journalistes, afin de mener une activité de sensibilisation et de plaidoyer sur les mesures à prendre pour réduire les violences sexuelles et les actes de torture qui persistent dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka », a-t-il déclaré.
Au cours de la séance, les participants parmi lesquels des journalistes, des défenseurs des droits humains, des membres d’organisations citoyennes, des représentants des forces de sécurité et des juridictions civiles et militaires ont salué l’initiative.
Ils ont insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour mettre fin aux violences sexuelles et aux actes de torture qui continuent d’être signalés dans la région.
Vingt cas déjà documentés
Me Jacques Alimasi a révélé que, dans le cadre du projet en cours, 20 cas de violences sexuelles et de torture ont déjà été documentés à travers un mécanisme de monitoring.
Il a précisé que ce travail de suivi se poursuivra jusqu’à la clôture du projet, au terme duquel un rapport final sera rendu public.
Appel à la justice et à la responsabilité
Le facilitateur Me Jacques Alimasi a lancé un appel pressant à la population, aux groupes armés ainsi qu’aux services de sécurité, notamment les FARDC, la PNC et les Wazalendo, pour que les auteurs de ces actes soient poursuivis et sanctionnés conformément à la loi.
Selon lui, l’impunité demeure l’un des facteurs aggravants de la recrudescence des cas de viol et de torture dans le territoire de Fizi et la ville de Baraka.
De son côté, un participant à l’atelier a salué la qualité des enseignements dispensés et a encouragé la FEDICONGO à étendre ces formations à d’autres couches de la population. Il a également félicité Me Jacques Alimasi pour la clarté de ses explications et la pertinence des échanges.
« Ensemble pour mettre fin aux violences »
Pour Me Jacques Alimasi, la multiplication de telles rencontres constitue un levier essentiel pour réduire les violences sexuelles et les actes de torture dans la région.
Enfin, il a appelé la population du territoire de Fizi et de la ville de Baraka à s’impliquer activement dans la lutte contre ces crimes, tout en rassurant que la FEDICONGO poursuivra l’organisation d’ateliers et d’activités de plaidoyer auprès des services de sécurité afin de contribuer à l’éradication des violences sexuelles et des actes de torture.
Rédaction