C'est un engagement fort des femmes et des hommes pour l'égalité et le plaidoyer communautaire après des séances de formation organisées dans les zones de santé de Nyantende, Ibanda et Kadutu par l'organisation « Appui aux Initiatives de Bien-être Familial », AIBEF du 20 au 21 février 2026 dans le cadre de son projet mis en œuvre à Bukavu, Nyatende et la plaine de Ruzizi.
Durant deux jours, des séances intensives ont abordé la promotion du leadership et le plaidoyer. Cette initiative vise à briser les plafonds de verre qui freinent encore l’ascension des femmes et des filles dans les instances de prise de décision, à en croire le facilitateur Christian Akonkwa de l'organisation AIBEF entourée d'une quarantaine des femmes dans la grande salle de l'hôpital général de Nyatende.
Pour lui, il est question de déconstruire les stéréotypes et définir le leadership non comme une domination, mais comme une influence positive et une capacité de mobilisation.
Un volet crucial de cette formation était consacré aux techniques de plaidoyer communautaire. Dans la salle de l'auditorium de femme à Labotte, Madame Nono Ntabugi, facilitatrice du jour a indiqué que les femmes ont été outillées pour transformer leurs plaintes en arguments structurés et en solutions concrètes.
Grâce à des simulations de rencontres avec des décideurs (Chefs coutumiers, leaders religieux ou administrateurs), elles se sont exercées à identifier les causes prioritaires comme la sous-représentation dans les comités locaux et à formuler des messages percutants qui favorisent l'intérêt collectif.
L’activité s'est clôturée par l’élaboration de mini-plans d’action, où chaque groupe a défini des objectifs précis et des délais pour mener des actions de plaidoyer dans leurs quartiers respectifs.
À l'issue de ces assises de deux jours, ces leaders communautaires, femmes et filles ainsi que des hommes se sont désormais dits prêts à revendiquer la place de la femme et à influencer positivement les politiques locales et normes sociales pour un développement réellement inclusif car il n'y a pas de développement durable à la base sans participation de la femme.
Comme qui dirait « Lorsque la femme avance, c’est toute la communauté qui progresse », principe sacro-saint de AIBEF dans la mise en œuvre de ce projet sous la supervision de sa coordinatrice Angèle Bahige.
Rédaction