La situation socio-économique se dégrade au groupement Bakaheku dans le territoire de Mambasa en Ituri, où des opérateurs économiques affirment être soumis à des taxes illégales imposées par des éléments se réclamant de l’UPLC. Selon plusieurs témoignages, les commerçants sont contraints de verser chaque mois des contributions allant de 10 000 à 25 000 Francs Congolais, en fonction de la nature de leurs activités.
À ces prélèvements mensuels s’ajouteraient des jetons hebdomadaires et autres payements exigés auprès de la population, accentuant la précarité des ménages et paralysant les activités économiques locales. Certains commerçants déclarent fonctionner à perte, tandis que d’autres ont suspendu leurs activités face à la pression financière.
L’absence de l’autorité de l’État dans cette partie du territoire de Mambasa est pointée du doigt comme la principale cause de ces abus. Les habitants dénoncent un vide sécuritaire et administratif qui favorise les exactions et décourage l’investissement.
Les acteurs locaux lancent un appel urgent aux autorités compétentes pour restaurer la présence de l’État et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Ils souhaitent le déploiement effectif des services publics afin de mettre fin aux taxes illégales et permettre à la population de reprendre une vie normale.
La restauration de l’autorité étatique apparaît comme une condition indispensable pour relancer le développement du Groupement Bakaheku et redonner confiance aux habitants d’une zone longtemps affectée par l’instabilité. Les autorités locales ne se sont pas encore prononcées face à cette situation.
Joël Heri Budjo