Les activités aériennes ont officiellement repris à l'aéroport de Bunia après la décision du gouvernement Congolais de lever les restrictions mises en place dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola.
Dans un communiqué publié le 1er juin, le ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a annoncé la réouverture de l'aéroport avec effet immédiat. Cette décision fait suite aux évaluations sanitaires réalisées par les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé publique, qui ont conclu à une évolution favorable de la situation épidémiologique en Ituri.
Selon le ministère, les conditions sont désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée du trafic aérien. Les voyageurs pourront ainsi à nouveau effectuer leurs déplacements à partir de Bunia, un point stratégique de liaison entre l'Ituri et les autres provinces du pays.
Malgré cette réouverture, plusieurs mesures de prévention restent en vigueur dans les installations aéroportuaires. Les passagers seront soumis à un contrôle systématique de la température corporelle avant l'embarquement et à l'arrivée. Le lavage des mains à l'eau et au savon ou à l'aide de solutions hydroalcooliques demeure également obligatoire.
Les autorités précisent que toute personne présentant de la fièvre ou des symptômes suspects ne sera pas autorisée à voyager. Les cas concernés seront immédiatement orientés vers les services compétents du Programme national d'hygiène aux frontières (PNHF) pour une évaluation et une prise en charge conformément aux protocoles sanitaires en vigueur.
Le ministère appelle les compagnies aériennes, les gestionnaires des infrastructures aéroportuaires, les membres du personnel navigant ainsi que les voyageurs à respecter strictement les mesures de santé publique afin de prévenir tout risque de résurgence de la maladie.
La réouverture de l'aéroport de Bunia constitue une étape importante dans la reprise progressive des activités socio-économiques en Ituri, alors que les autorités poursuivent leur vigilance face à Ebola.
Joël Heri Budjo