La série noire des incendies ne faiblit pas dans la ville de Goma. Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un drame d'une rare violence a frappé le quartier Kyeshero, situé dans la commune de Goma.
Il était environ minuit lorsque les flammes se sont déclarées dans une maison d'habitation sur l’avenue Bukama Sud. Le feu, dont l'origine reste pour l'instant inconnue, s'est propagé avec une telle rapidité que les occupants se sont retrouvés piégés à l'intérieur. Le bilan humain est tragique : une mère de famille et ses cinq enfants ont péri calcinés. Rien n'a pu être sauvé, la totalité des biens matériels ayant été réduits en cendres.
Face à cette tragédie qui vient rallonger une liste déjà longue de sinistres similaires, les acteurs locaux réagissent. Jules Ngeleza, président du Conseil communal de la jeunesse de Goma et défenseur des droits humains, alerte sur la gravité de la situation. Selon lui, la répétition de ces événements dramatiques pose question et exige des réponses claires.
Pour l'organisation, l'hypothèse criminelle ne doit pas être écartée. Le Conseil interpelle directement le système des Nations Unies présent dans la région pour réclamer une enquête approfondie sur l'ensemble des récents incendies survenus à Goma et dans ses périphéries.
L'enjeu est crucial : identifier les causes réelles de ces drames, démasquer d'éventuels responsables et renforcer la protection d'une population civile déjà fragilisée par le contexte sécuritaire. En parallèle, un appel à la vigilance et à la mobilisation communautaire a été lancé afin de prévenir de nouvelles catastrophes.
Gloiredo Ngise