Face aux difficultés persistantes de la desserte électrique dans la capitale, la Société nationale d’électricité (SNEL SA) entend diversifier ses réponses. Parmi les pistes actuellement explorées figure notamment le recours à une centrale électrique flottante d’une capacité de 134 MW, présentée comme une solution alternative susceptible de renforcer rapidement l’offre disponible à Kinshasa.
L’annonce a été faite jeudi par le directeur général de la SNEL, Prof. Dr Ir Teddy Lwamba, lors du briefing de presse du Gouvernement. Le responsable a expliqué que cette initiative intervient dans un contexte marqué par la baisse du niveau des eaux, qui affecte certaines installations hydroélectriques et entraîne des contraintes sur la capacité de production.
Selon les projections présentées par la direction de la SNEL, l’apport d’une centrale flottante pourrait contribuer à améliorer la disponibilité de l’électricité dans la capitale. Cette option s’inscrit dans une démarche visant à rechercher des solutions complémentaires aux capacités existantes, en attendant des investissements plus importants dans les infrastructures de production, de transport et de distribution.
Dans le sillage de la vision du Chef de l’État
Le renforcement de la desserte électrique demeure un enjeu majeur dans la politique de développement portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’accès à une énergie suffisante et fiable est présenté par les autorités comme un facteur déterminant pour soutenir l’activité économique, améliorer les conditions de vie des populations et accompagner le développement des infrastructures.
Les contraintes financières au cœur du débat
Lors de son intervention, Teddy Lwamba a également évoqué les difficultés financières auxquelles la SNEL est confrontée. Le recouvrement des factures constitue notamment un enjeu important pour permettre à l’entreprise de disposer des ressources nécessaires à l’entretien et à la modernisation de ses équipements.
La direction de la SNEL met également en avant les *raccordements frauduleux*, qui contribueraient à fragiliser le réseau, à provoquer des surcharges des cabines et à accroître les risques de pannes et d’incidents.
La centrale flottante de 134 MW apparaît ainsi comme l’une des options envisagées pour répondre à l’urgence, mais elle ne saurait à elle seule régler l’ensemble des difficultés du secteur électrique.
DM Ngovoka