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ITURI : OCHA alerte sur le besoin d’aide humanitaire pour les personnes déplacées à Djugu

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ITURI : OCHA alerte sur le besoin d’aide humanitaire pour les personnes déplacées à Djugu


Environ 50 000 personnes déplacées à l’ouest de Djugu (33 500 dans la zone de santé de Kilo et 16 500 dans celle de Bambu) dans la province de l’Ituri, ont besoin d’une aide humanitaire, a averti le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Ces personnes déplacées ont fui les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo et les miliciens de la CODECO dans les territoires de Djugu et Mahagi en Ituri à la fin du mois de juillet.

Selon le rapport de l’OCHA, des organisations humanitaires, dont l’Association pour le Développement Social et la Sauvegarde de l’Environnement (ADSSE), Save the Children International, l’Association pour la Promotion de l’Hygiène et le Développement Intégral des Vulnérables (APRODHIV), ont dû suspendre leurs activités à Bambu pendant environ un mois. Toutefois, l’organisation note que les activités ont repris depuis la dernière semaine du mois d’août, et les partenaires se mobilisent pour une assistance d’urgence d’abord à Bambu et ensuite Kilo et Mongwalu, en fonction de la situation sécuritaire mais aussi des contraintes logistiques. Car en effet, l’insécurité avait également affecté l’ensemble du circuit d’approvisionnement de la région en denrées de base et en intrants médicaux et provoqué une hausse des prix des denrées alimentaires.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires rappelle par ailleurs que les infrastructures sanitaires ont également été détruites et pillées pendant les violences. Après la destruction du centre de santé de Kobu en fin juillet, c’est l’hôpital général de référence de Kilo dans la localité d’Itendeyi (55 km au nord-ouest de Bunia) qui a été incendié et pillé, dont le bloc opératoire, le dépôt pharmaceutique, la pédiatrie et la maternité.

A la suite de cet incident, de nombreux villageois ont dû fuir, selon l’OCHA, pour trouver refuge à Kilo centre et Mongwalu. L’organisation affirme que le plaidoyer continue auprès des différentes autorités pour une meilleure sécurisation des structures de santé et autres structures sociales et communautaires lors des opérations militaires.

Cette organisation humanitaire qui alerte également sur la situation précaire que vivent certains déplacés en 2017, 2018 et 2019, indique qu’au moins 18 000 personnes sont aussi confrontées à des besoins en matière de soins de santé, d’articles ménagers essentiels, d’hygiène-assainissement, d’éducation et de protection, dans la zone de santé de Biringi en territoire d’Aru.

Ainsi, OCHA appelle les partenaires travaillant dans les zones frontalières de Mahagi à prendre également en compte ces besoins.

Par Gloiredo Ngise 

 

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