Le Conseil Communal de la Jeunesse de Goma, au Nord-Kivu par le biais de son président, se dit profondément touché par l'arrestation du Porte-parole de la coordination des étudiants de l'Université Libre des Pays des Grands-Lacs (ULPGL-Goma ) et de son adjoint répondant respectivement aux noms de Didier Gasore et Thani Kazadi Josué par les services de sécurité du M23 y compris six (06) autres de leurs collègues étudiants de la même institution.
Selon Jules Ngeleza, Président du Conseil Communal de la Jeunesse de la commune de Goma qui livre et confirme la nouvelle, ces derniers sont aux arrêts pour avoir manifesté leur mécontentement à la suite de la décision unilatérale prise par les autorités academiques portant sur les frais académiques additionnels.
Par ailleurs, les ayant qualifiés de trop, les étudiants ont contesté jusqu'à dénclencher un mouvement de grève qui a été à la base de la perturbation des activités academiques depuis le 22 juin 2026.
Cette situation a conduit à l'arrestation des ces deux (02) membres de la coordination estudiantine et six (06) autres interpellés au Musée de Himbi par les autorités de fait le 23 juin 2026 portant le nombre à huit (08).
Face à cette situation, le Conseil Communal de la Jeunesse de Goma dit ne pas comprendre les agissements des autorités académiques en complicité avec les autorités du M23 qui ont forcé le Directeur de cabinet du Porte-parole des étudiants à signer un communiqué attestant des échanges constructifs avec les autorités qui ont débouché à une dynamique favorable aux revendications de la communauté estudiantine et appelant à la reprise des activités académiques ce jour pendant que le Porte-parole est toujours detenu dans un lieu secret par le M23.
« Ce communiqué signé précipitamment est le germe d'une instrumentalisation et n'a qu'un seul objectif de dissimiler certaines réalités dont sont victimes les étudiants à l'ULPGL- Goma », laisse entendre Jules Ngeleze.
Parallèlement, le Conseil Communal de la Jeunesse de Goma se dit préoccupé par cette situation et demande la libération sans condition de ces étudiants dont leurs places ne doivent pas être dans les cachots clandestins pour avoir revendiqué leur droit et appelle les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme à s'impliquer dans ce dossier qui menace le niveau scientifique et psychologique des étudiants de la ville de Goma dans ce contexte des conflits armés et regrette la destruction de l'éducation scientifique de la jeunesse à cette prestigieuse institution universitaire de Goma par ses autorités académiques en complicité avec le M23.
Au finish, Jules Ngeleze dément les informations selon lesquelles ces étudiants seraient déjà libérés.
Rédaction