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Les chansons Nini tosali te et Lettre à Ya Tshitshi interdites de diffusion : Les réactions de protestation fusent de partout

Capture d’écran du clip Nini to sali te du groupe MPR
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Les chansons Nini tosali te et Lettre à Ya Tshitshi interdites de diffusion : Les réactions de protestation fusent de partout


Par Mireille Kavira, CongoRassure Kinshasa

Deux chansons qui ont défrayé la chronique ces derniers jours sont interdites de diffusion en République démocratique du Congo. Il s’agit des chansons Nini tosali te du groupe MPR et Lettre à Ya Tshitshi du jeune artiste Bob Elvis, sorties il y a quelques semaines.

Ces chansons viennent de faire l’objet d’une interdiction de diffusion de la part de la commission nationale de censure des chansons et spectacles, selon un communiqué exploité par CongoRassure. La décision est tombée la journée du 9 novembre et les médias en ont été informés.

Une décision qui en a surpris plus d’un et qui n’a pas manqué de provoquer une avalanche de messages de protestation, même si la commission justifie sa décision par le fait que, selon ses rapports, ces clips ont été présentés au public sans son autorisation.

Réagissant à l’interdiction, le député national Ayobangira Safari a déclaré que le pays a besoin de ce genre de griots des temps modernes pour une sensibilisation constante. « C’est aussi pour nous pousser à nous surpasser. La quête de l’excellence a ses contraintes qu’il faut supporter » a justifié l’élu du Nord-Kivu.

« J’ai l’impression que les ténors du pouvoir actuel n’ont rien appris du régime passé. Soit ils ont appris, mais ils agissent pour voir quelle sera la réaction de l’opinion publique. Mais si telle est la stratégie, alors ne vous inquiétez pas, le paiement se fera cash », a commenté pour sa part l’activiste panafricaniste Carbone Beni.

Le mouvement citoyen de la Lucha a déclaré à son tour que ces chansons dénoncent les injustices sociales. « Tout en exigeant la levée de cette censure absurde, écoutons-les et faisons-les écouter ; veillons à les diffuser comme jamais : sonneries, statuts Whatsapp et réseaux sociaux, dans les bus, dans les fêtes… » a écrit le groupe de jeunes sur son compte Twitter, appelant les jeunes à opter pour d’autres médias, autres que la radio et la télévision.

Par ailleurs, une procédure judiciaire a même été ouverte au sujet de la diffusion de ces deux chansons, à en croire la communication de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles. Il est par conséquent désormais interdit aux chaînes de télévision, stations de radio et autres moyens de communication installés sur le territoire congolais de les diffuser.

Pour rappel, la diffusion de ces deux chansons est à la base des débats dans l’opinion politique de la République démocratique du Congo. Le porte-parole du gouvernement avait même réagi en rassurant que le chef de l’Etat « a compris le message de ces jeunes ».

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