Des députés, sénateurs et administratifs de la RDC participent depuis lundi à Kinshasa à des journées parlementaires de sensibilisation sur le projet de loi portant sur le régime général des armes légères, de petit calibre et de leurs munitions.
Prévue jusqu’au 27 mars, cette rencontre vise à préparer l’adoption d’un texte appelé à remplacer l’ordonnance-loi n°85-035 du 3 septembre 1985, jugée obsolète face aux menaces liées à la prolifération des armes.
Selon une étude citée par les organisateurs, plus de 300.000 armes circuleraient librement et illicitement dans l’est de la RDC, alimentant l’instabilité dans la région.
L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) soutient cette initiative. L’agence onusienne rappelle que ses activités s’inscrivent dans l’Objectif de développement durable 16, visant notamment à réduire le trafic d’armes et la criminalité organisée d’ici 2030.
Landry Bisibi Tshilombo, secrétaire permanent de la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre, souligne que le projet de loi introduit de nouvelles dispositions sur l’acquisition des armes, absentes du texte actuel.
Rubens Mikindo, président de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, a insisté sur le double rôle du Parlement notamment légiférer pour doter le pays d’un cadre légal robuste et contrôler l’action gouvernementale, notamment sur le marquage, le traçage et la tenue des registres.
Au niveau mondial, plus d’un milliard d’armes à feu circulent librement, dont plus de 850 millions détenues par des civils, représentant plus des trois quarts du total, selon des études internationales.
Pacheco Kavundama