Alors que l’Afrique du Sud célèbre le Freedom Day, symbole de la fin de l’apartheid et de l’avènement de la démocratie, l’Organisation des Nations-Unies tire la sonnette d’alarme face à la résurgence de violences xénophobes dans certaines régions du pays.
Dans une déclaration rendue publique le 27 avril par son porte-parole Stéphane Dujarric, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies a exprimé sa profonde préoccupation face aux attaques visant des migrants et des ressortissants étrangers, notamment dans les provinces du KwaZulu-Natal et du Cap-Oriental.
Tout en adressant ses félicitations au peuple sud-africain pour cette journée historique, le chef de l’ONU a fermement condamné les actes de violence, d’intimidation et de harcèlement. Il dénonce des agissements criminels alimentés par des discours de haine et exacerbés par des difficultés socio-économiques persistantes.
L’ONU rappelle que la lutte contre l’apartheid a été rendue possible grâce à une solidarité internationale et africaine, soulignant ainsi l’importance de préserver les valeurs d’inclusion et de coexistence qui fondent la société Sud-Africaine.
Dans ce contexte, Stéphane Dujarric relaie l’appel du Secrétaire général à garantir que seule la justice institutionnelle prévale. Les auteurs des violences doivent être identifiés, poursuivis et jugés dans le respect des procédures légales, insiste l’organisation.
Reconnaissant les défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté, l’ONU encourage les autorités sud-africaines à poursuivre les réformes engagées, notamment dans la lutte contre la corruption dans le système migratoire et la mise en œuvre du plan national de lutte contre le racisme et la xénophobie.
Enfin, l’Organisation des Nations-Unies réaffirme sa disponibilité à accompagner les efforts visant à apaiser les tensions, protéger les populations vulnérables et renforcer la cohésion sociale dans le pays.
Diddy Mastaki