La sphère Katumbiste reçoit toutes les pierres, après l'annonce de la candidature de Moïse Katumbi à l'élection présidentielle de 2023 et son départ de l'Union sacrée. Jean-Baudouin Mayo Mambeke est du nombre de ceux qui n'ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur le Chairman.
Dans un tweet samedi, l'ancien vice-premier Ministre en charge du Budget renseigne que « la fonction de Président de la République est réservée aux seuls congolais », s'adressant donc indirectement au patron du TP Mazembe qui avait acquis la nationalité italienne entre les années 2000 et 2017, comme l'avait confirmé à Jeune Afrique une municipalité du sud de l'Italie.
« Ceux qui ont acquis des nationalités étrangères et donc perdu la nationalité congolaise en est exclue », a tweeté Jean-Baudouin, membre de l'Union sacrée de la Nation de Félix Tshisekedi, actuel Président de la RDC.
L'ancien membre du Gouvernement Ilunkamba rappelle que « la nationalité congolaise est une et exclusive », comme le souligne la toute première ligne de l'article 10 de la Constitution de la RDC. « La Cour Constitutionnelle y veillera », lâche dans le même temps Jean-Baudouin Mayo Mambeke qui note que ce n'est « pas la peine de se compliquer » pour le patron d'Ensemble pour la République.
Moïse Katumbi a fait cette annonce au cours d'un entretien avec France 24 et RFI (Radio-France International) le vendredi. Annoncer sa candidature à la présidentielle rime avec "rupture avec l'Union sacrée de la Nation" de Félix Tshisekedi, son désormais rival. Pendant ce temps, les membres de sa famille politique se trouvent encore dans le gouvernement.
Daudi Amin