Le Député national Daniel Safu d'Ensemble pour la République se porte candidat président de la République pour les élections de 2023.
Il concourt à la convention nationale de son parti, ouverte ce mardi 20 décembre à Lubumbashi, au côté de Moïse Katumbi, le président national.
Présent aux assises de la Convention nationale du parti politique Ensemble pour la République, le Député Safu a dans un entretien avec Congorassure.cd affirmé qu'il a des ambitions en tant individu à la candidature de président de la République et se "confie" à son parti, ses collègues députés et aux électeurs réunis pour ces assises.
"Toute ma jeunesse, je l'ai consacré à lutter contre la dictature dans ce pays, et je tirais des leçons là-dessus. Pour avoir mené le combat de la dictature, fait de moi un démocrate. La démocratie pour moi, c'est du vécu, c'est l'agir, la façon d'être. Cette façon d'être doit se dégager dans nos familles, nos associations et l'école. Ensemble pour la République, c'est notre parti. Il n'a pas loin été le seul parti de Katumbi, car il est aussi le parti de Daniel Safu. Rien ne peut m'empêcher que je puisse aussi développer mes ambitions en tant qu'individu. En tant que compatriote. Je me suis dit dans l'ordre de possibilité, je peux aussi le battre. Dans la mesure où je suis porteur des idées claires et distingue. Dans la mesure où j'ai aussi un bilan à présenter en tant que jeune, pour avoir mené une lutte réelle et rationnelle. Je me suis dit je peux me présenter comme candidat", a expliqué Daniel Safu, qui résume sa vision en un mot : "la réappropriation de la nation. Une réappropriation doublée de la construction d'un État-nation. Parce que le Congo n'est plus un État, le Congo n'est plus une nation".
Très serein qu'on ne peut l'imaginer, le Député Safu veut challenger contre Moïse Katumbi au primaire du parti Ensemble pour la République, qui est un congrès électif et pour la préparation des élections de 2023.
"Si aujourd'hui les membres du parti, les cadres du parti, mes collègues députés me font confiance, il y a possibilité que nous puissions créer l'état-nation. C'est là où je déplore le régime en place. Je pensais que mon frère Felix Tshisekedi une fois aux affaires, il allait commencer par la construction de la nation, hélas ! Il a commencé par les sauts-de-mouton", déplore-t-il.
Il rassure par ailleurs que, "ma candidature n'est pas là pour faire rire. Ma candidature est une ambition qui se développe dans mon cœur et dans ma tête. Ma candidature est déjà soumise. Si le parti constitue pour moi un soubassement, je peux avoir la prétention de conquérir le Congo. C'est ça le parti. Que Moïse Katumbi passe, que Daniel Safu passe, mais que nous soyons accompagnés par le parti en tant que fondement politique, en tant que moyen par lequel nous pouvons mobiliser tout le Congo ensemble" a-t-il ajouté.
Adrien Ambanengo à Lubumbashi