L’absence annoncée par la centrale électorale des territoires de Rutshuru, Masisi et une partie de Nyiragongo dans les élections de décembre 2023 crée une forte agitation des structures citoyennes et politiques de la province du Nord-Kivu.
C’est le cas du groupe de pression Véranda Mutsanga qui, par la bouche de son coordinateur provincial, Ricky Paluku menace de saboter les élections de décembre prochain sur toute l’étendue de la province si ces territoires restent écartés de ces élections qui pontent à l’horizon.
Il estime que le déploiement des troupes de la SADEC doit jouer un rôle important pour permettre aux Congolais de ce coin de la province du Nord-Kivu de participer à ces élections prévues en décembre 2023 prochain.
« Rutshuru et Masisi voteront comme partout au pays. L'équipe d'avance de la SADEC séjourne déjà à Goma pour préparer la rouverture de l'axe Goma-Rutshuru-Rwindi où les troupes de SADEC seront déployées à partir du mois d'août 2023 puis suivra l'enrôlement des électeurs des territoires non encore enrôlés », explique-t-il sur son compte Facebook personnel.
Ce militant de la Véranda Mutsanga souligne au préalable que si ces territoires restent écartés des élections, sa structure de pression populaire ira jusqu’à perturber le déroulement des scrutins électoraux sur toute l’étendue de la province.
« Si Masisi et Rutshuru sont écartés de la course électorale, la Véranda Mutsanga se réserve le droit de mobiliser ses combattants et toute la population pour saboter le processus électoral au Nord-Kivu, car il est inadmissible qu'on parte aux élections sans Masisi, Rutshuru et Nyiragongo », prévient-il.
Le déploiement de plus de 15.000 militaires de la SADEC prévu officiellement en août prochain, rentre dans le cadre des résolutions prises par les chefs d'États membres de ladite organisation régionale pour relever les troupes Kényanes de l'EAC très contestées par bon nombre de Congolais, car suspectés de collaborer avec les rebelles du M23.
Collaboration et cohabitation qui parait faciliter aux combattants du M23 de conquérir plusieurs autres localités des territoires de Nyiragongo, Masisi et Rutshuru en fin 2022, après la prise de Bunagana au mois de juin de la même année.
Ce qui a poussé le gouvernement Congolais à recourir aux pays amis de l’EAC pour obtenir l’intervention des troupes de cette sous-région dont la RDC est membre depuis environ deux ans, mais dont les résultats sur terrain font l’objet de plusieurs contestations par le peuple Congolais suite à un manque d’intervention militaire dissuasive contre la rébellion du M23 qui continue à garder ses positions dans les territoires sus mentionnés.
Diddy MASTAKI, Goma