Le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan porte plainte contre Jules Ngongo. Le député national accuse le Porte-Parole de l'armée en Ituri, pour diffamation et outrage à un député national, en plein exercice de ses fonctions conformément au pouvoir reçu du Peuple à travers la Constitution de la République.
« J'ai décidé ce jour, de porter plainte contre Ngongo Jules », a écrit cet élu de la circonscription électorale de Bunia ville dans un communiqué de presse parvenu mardi 06 août 2024 à la rédaction centrale de Congorassure.cd.
« Plusieurs fois j'ai été objet d'attaque personnelle, pourtant je ne fais que jouer mon rôle constitutionnel d'Elu du peuple. J'ai échappé plusieurs fois à des tentatives visant à me neutraliser physiquement dont l'enlèvement en pleine ville de Bunia de mes gardes du corps policiers dans le but de m'exposer à toute atteinte physique. Après les élections de décembre, j'ai été pourchassé en pleine ville de Bunia pour finalement quitter l'Ituri dans des conditions très difficile en passant plusieurs nuits en brousse dans des zones contrôlées par des multiples groupes armés locaux comme étrangers mais aussi des criminels des tout genre avant d'atteindre la frontière pour me retrouver un mois plus tard à Kinshasa », indique Iracan Gratien de Saint Nicolas.
A ce stade, le seul opposant élu en province de l'Ituri affirme que le temps est venu pour que la justice aide à comprendre la vraie réalité de ce qui se cache derrière ces multiples poursuites injustes dont je fais toujours objet. Pour lui, cette humiliation envers les fils et filles originaire de l'Ituri doit prendre fin.

« Nous sommes un peuple qui mérite respect. L'état de siège doit être pour la paix et non le conflit », a-t-il déclaré.
En réaction à cette plainte, lieutenant Jules Ngongo qualifie le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan d'une personne qui ne maîtrise pas les notions élémentaires du fonctionnement d’une armée. C’est juste abasourdi, poursuivi t-il.
« Lorsqu'un député dénature un fait, incite la population à la rébellion contre la République, créer l’imbroglio, briser la confiance entre l’armée et la population dans cette période d’agression avec de propos rébellion, il veut que l’armée reste Bouche-B pour que ces verbiages, ces chats changes et manipulation et mensonges dans l’objectif de raviver sa basse milicienne au détriment de la population iturienne.
A lui de poursuivre : « Il soutien que les attaques de Tchomia sur nos positions sont dûs à la suite d’une prétendue mutinerie. Qui rira le premier rira le dernier ».
Il y a peu, lors de son intervention à la radio Okapi, le député national, Gratien Iracan de son côté fustige le dérapage des militaires dépêchés dans la région du lac Albert, après la tuerie de quatre civils, avec des arrestations et enlèvement des jeunes.
Le porte-parole des forces armées de la République Démocratique du Congo invité par la radio Okapi avait rejetté cette accusation et qualifie de « verbiages » les propos de Gratien Iracan imputant le meurtre et l’arrestation des civils de Tchomia aux soldats loyalistes.
Concernant cette situation, il faut signaler que des enquêtes sont en cours, où une procédure judiciaire a déjà été amorcée par l'auditorat militaire supérieur de la province de l'Ituri.
Joël Heri Budjo