Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment formulé de graves accusations à l'encontre de son prédécesseur, Joseph Kabila. Lors d'une interview accordée à Top Congo FM mardi 06 août, alors qu'il se trouve à Bruxelles pour des soins médicaux, Tshisekedi a pointé du doigt Joseph Kabila comme étant l'instigateur du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), dirigé par l'ancien président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa.
Selon Félix Tshisekedi, Joseph Kabila prépare une insurrection à travers l'AFC. « L’AFC, c’est lui », a-t-il déclaré, insinuant que Kabila serait le cerveau derrière ce mouvement. Ces accusations marquent une escalade significative dans les tensions politiques en République Démocratique du Congo, où les allégations de complots et de troubles ne sont pas rares.
La déclaration de Tshisekedi intervient dans un contexte particulièrement tendu. Peu avant cette interview, une attaque a été perpétrée par une milice, identifiée comme la force du progrès et alliée au parti politique Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), contre la résidence de Joseph Kabila située dans la commune de la Gombe. Cet incident a exacerbé les soupçons et les accusations entre les partisans des deux hommes politiques.
Ces événements récents soulèvent de nombreuses questions sur la stabilité politique du pays et les véritables intentions de ses leaders. Tandis que le président Tshisekedi poursuit son séjour médical en Europe, les observateurs internationaux restent attentifs à l'évolution de la situation en RDC, craignant que ces tensions n'entraînent une nouvelle vague de violence et d'instabilité.
Gloiredo Ngise, Goma