Dans une récente publication sur son compte X (anciennement Twitter), Jean-Claude Katende, défenseur des droits humains et président de l'Association Africaine des Droits de l'Homme (ASADHO), a appelé à une révision immédiate de toutes les détentions et enlèvements opérés par l'Agence Nationale de Renseignement (ANR) contre les opposants politiques et les activistes des droits humains. Pour lui, il est urgent que ces personnes soient libérées ou traduites devant le parquet ordinaire.
« C'est une urgence qu'on examine tous les enlèvements et toutes les détentions opérés par l'ANR contre les opposants politiques et les défenseurs des droits humains pour les libérer ou les envoyer devant le parquet ordinaire. Garder les opposants politiques à l'ANR ou en prison sans les présenter devant un juge à cause des opinions qu'ils ont émises heurte la conscience de tous ceux qui veulent une démocratie effective », a-t-il écrit dans sa publication.
Le message de Jean-Claude Katende intervient dans un contexte où plusieurs opposants politiques, journalistes et militants des droits humains sont régulièrement arrêtés par les services de sécurité en République Démocratique du Congo, souvent sans procédures judiciaires appropriées. Cette situation alimente de plus en plus les critiques contre le gouvernement, accusé de réprimer la liberté d'expression et de limiter l'espace politique, en particulier à l'approche des élections.
Selon Jean-Claude Katende, ces détentions arbitraires sapent les bases mêmes de l’État de droit et représentent une menace directe pour la démocratie Congolaise. La communauté nationale et internationale est appelée à réagir face à cette situation qui, selon lui, ternit l'image du pays et compromet les efforts vers la paix et la stabilité.
Des voix s’élèvent pour que les autorités Congolaises mettent fin à ces arrestations et garantissent la liberté d'expression, un droit fondamental dans toute démocratie. L’appel de Jean-Claude Katende soulève une question cruciale : le respect des libertés fondamentales dans un pays où les tensions politiques sont particulièrement élevées.
Il a fait cette déclaration après que l’ex-candidat à la présidentielle 2018, Seth Kikuni appréhendé et « détenu arbitrairement » depuis le lundi 02 septembre par des agents de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), a totalisé près de dix (10) jours sans aucune forme de procès moins encore avoir connaissance des raisons de son arrestation n’ont pas été indiquées.
Diddy MASTAKI