Les députés nationaux et sénateurs de la République Démocratique du Congo (RDC) ont démarré la nouvelle session parlementaire, lundi 16 septembre au Palais du Peuple à Kinshasa. Elle intervient dans un contexte sécuritaire précaire dans l'Est du pays.
Ouvrant la session parlementaire de septembre à l'Assemblée nationale, le président de cette chambre a dénoncé le conflit armé qui perdure dans la partie orientale de la RDC. Selon Vital Kamerhe, ce conflit a fait plus de 10 millions de morts.
« Aucun Congolais ne peut oublier ce qui se passe au Nord-Kivu, Sud-Kivu, en Ituri et dans la province de la Tshopo. Un drame humanitaire ce jour sous nos yeux, une histoire sombre s'écrit avec le sang de nos mères, nos frères et sœurs et de nos enfants mêmes des vieillards sans moyens de défense. Ce, dans l'indifférence totale de la communauté internationale », déplore-t-il.
Un complot international organisé
Pour le président du Sénat, Jean-Michel Lukonde, l'insécurité dans l'Est de la RDC est un complot international nourri les richesses du pays.
« Depuis son accession à l'indépendance, notre pays est la cible d'un complot international nourri par les richesses inestimables que regorgent notre sol et sous-sol. Cette bénédiction naturelle engendrait malheureusement une spirale de conflits et d'insécurité qui surgit à chaque étape cruciale de notre évolution politique », fustige le speaker de la Chambre Haute.
Lors de l'ouverture de la « session de septembre », l'Assemblée nationale et le Sénat ont examiné et adopté les lois budgétaires, notamment les projets de loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2023 et celui portant sur la loi de finances pour l’exercice 2025.
Martin Leku