Le secrétaire général du parti Nouvel Élan, Blanchard Mongomba, a appelé, lundi 25 novembre, à une révision de plusieurs dispositions de la Constitution en vigueur en République Démocratique du Congo. Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la vision politique de son leader, l’opposant Lumumbiste Adolphe Muzito, visant à moderniser la gouvernance du pays.
« Nous pensons qu'il faut réviser un certain nombre de dispositions constitutionnelles », a déclaré Blanchard Mongomba, estimant que cette démarche est essentielle pour répondre aux défis structurels auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Parmi les priorités avancées, Mongomba met en avant la titrisation des terres, un point souvent évoqué pour résoudre les conflits fonciers récurrents dans le pays. « Cela nous permettra de matérialiser notre politique de titrisation des terres », a-t-il affirmé, soulignant également l’urgence de rendre effective la décentralisation, une réforme promise, mais encore peu appliquée.
Enfin, il plaide pour un passage au régime présidentiel, estimant que le système actuel, hybride entre parlementarisme et présidentialisme, limite l’efficacité des institutions et leur cohérence.
Toutefois, Mongomba insiste sur la nécessité d’une gestion impartiale et crédible du processus. Pour garantir cela, il propose que la commission d’experts chargée de travailler sur cette révision constitutionnelle soit dirigée par un opposant.
Cette suggestion marque une volonté de transparence et de représentativité dans une démarche qui pourrait redéfinir les bases politiques et administratives du pays.
La proposition du Nouvel Élan intervient dans un contexte de débats intenses sur l’opportunité de réviser la Constitution. Si certains y voient une nécessité pour renforcer la gouvernance et résoudre des blocages institutionnels, d’autres redoutent une instrumentalisation politique pouvant déstabiliser le pays à l’approche des prochaines échéances électorales.
En attendant, le camp de l’opposition, notamment sous l’égide d’Adolphe Muzito et de son parti, semble déterminé à défendre cette initiative, qui, selon eux, est une opportunité pour corriger les failles de la gouvernance actuelle et répondre aux aspirations des Congolais.
Le mercredi dernier, les autres partis de l'opposition ont marqué la désapprobation à une quelconque modification de la constitution entreprise par le pouvoir en place, en qualifiant cette manœuvre de coup d'État constitutionnel projeté par le camp Tshisekedi au lieu de s'atteller sur des questions de l'heure notamment, la guerre dans la partie Est du pays, le social des Congolais et surtout la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.
Diddy MASTAKI