Le discours du Président Félix Tshisekedi sur l'état de la nation a suscité de vives réactions au sein de la classe politique congolaise. En particulier, Ferdinand Kambere, du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) qui critique vivement les propos du chef de l'État.
Selon Kambere, Félix Tshisekedi ne fait que répéter les mêmes promesses électorales sans réellement les concrétiser. Il dénonce également le tâtonnement du président sur la question de l'occupation des territoires congolais par l'armée rwandaise, affirmant que Tshisekedi cherche à détourner l'attention en pointant du doigt le président rwandais Paul Kagame.
Pour Kambere, le discours de Tshisekedi est purement populiste et cherche à manipuler l'opinion publique en faisant culpabiliser Kagame et en prônant les Wazalendo comme solution. Il met en garde contre toute tentative de révision de la constitution, affirmant que cela ne serait pas toléré par son parti politique.
Le secrétaire permanent adjoint du PPRD critique également le fait que Tshisekedi semble être constamment en campagne électorale, promettant des choses irréalisables et reniant ses précédentes déclarations. Il souligne le caractère non inclusif et non démocratique des élections qui ont porté Tshisekedi au pouvoir.
Dans son discours sur l'état de la nation, le président Tshisekedi a appelé à une réflexion nationale pour une éventuelle révision de la constitution afin de mieux répondre aux besoins de la population. Cette proposition a été fermement rejetée par Ferdinand Kambere, qui prévient le chef de l'État contre toute initiative en ce sens.
La polarisation politique en RDC semble donc persister, avec des opinions divergentes sur la manière dont le président Tshisekedi aborde les défis du pays.
Daudi Amin