Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a vivement critiqué l’attitude du Rwanda, qualifiant de « mépris » son refus de participer au sommet de Luanda, qui visait à trouver une solution à la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le président Rwandais, Paul Kagame, n’a pas répondu à l’invitation pour cette rencontre tripartite sous la médiation Angolaise, ce qui, selon la LUCHA, témoigne de son manque d'engagement envers les efforts régionaux pour une paix durable. Le mouvement voit dans cette absence une preuve supplémentaire de l'implication directe du Rwanda dans les exactions commises par le M23 au Nord-Kivu, un groupe armé accusé de massacres et de violations des droits humains.
Face à cette situation, la LUCHA exhorte la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et les Nations-Unies à reconnaître l’échec des initiatives diplomatiques telles que le processus de Luanda. Ce mouvement appelle ces institutions à soutenir activement les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs opérations contre le M23 et, selon leurs accusations, contre les forces armées Rwandaises qui soutiendraient ces rebelles.
Cette déclaration de la LUCHA intervient alors que la région du Nord-Kivu reste en proie à une instabilité chronique. Le M23, réapparu en 2021 après des années de relative accalmie, contrôle plusieurs territoires stratégiques, menaçant la sécurité des populations civiles. Kinshasa accuse Kigali de soutenir logistiquement et militairement ce groupe, des accusations systématiquement rejetées par le gouvernement Rwandais.
Malgré les appels répétés à la désescalade et les tentatives de médiation, notamment via les processus de Luanda et de Naïrobi, la situation sur le terrain reste critique.
Pour la LUCHA, il est temps de dépasser les condamnations verbales. Ce mouvement citoyen insiste sur la nécessité pour la communauté internationale de (d') :
1. Appliquer des sanctions contre le Rwanda pour son rôle présumé dans l’instabilité régionale;
2. Accroître le soutien matériel et logistique aux FARDC dans leur lutte contre les groupes armés;
3. Encourager une approche globale visant à résoudre les causes profondes du conflit, notamment l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Le silence ou l’inaction face à cette crise, selon la LUCHA, ne ferait qu'aggraver les souffrances des millions de Congolais pris au piège de cette guerre.
Diddy MASTAKI