La tension politique semble tourner dans une mauvaise posture au sein du parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), après la déclaration d'un groupe des cadres de cette famille destituant le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, son président.
Quelques heures après le tours médias de cette déclaration, un autre camp politique de cette même formation politique s'inscrit en faux conte démarche, pour eux, toute initiative contraire constitue une violation flagrante de textes fondamentaux et de règles de fonctionnement interne de l'AFDC.
« Le Parti tient à rappeler avec fermeté que seules les instances régulièrement constituées et les responsables düment mandatés sont habilités à engager le Parti, à s'exprimer en son nom et à définir sa ligne politique. Toute initiative contraire constitue une violation flagrante de nos textes fondamentaux et de nos règles de fonctionnement interne », peut-on lire sur la communication de l'AFDC qui porte la signature de Guy-Richard Malongo, son Secrétaire Général.
Toutefois, celui-ci porte à la connaissance de l'opinion publique, des militantes et militants et rappelle qu'en conséquence, les actes posés par ces individus pour la plupart inconnus, sans qualité ni titre, n'engagent en rien le Parti AFDC.
« Le collège des avocats de l'AFDC sont instruits dès ce jour, d'engager des poursuites judiciaires contre ces individus », ajoute-il.
Pendant ce temps, Guy-Richard Malongo appelle l'ensemble des militantes et militants à la vigilance, à la discipline et au respect strict des statuts et règlements du Parti.
« Le Parti demeure engagé dans sa mission fondamentale au service du peuple et poursuivra, dans l'unité et la responsabilité, la mise en œuvre de son projet politique derrière le chef de l'État Félix-Antoine Thisekedi sous la conduite de du Président National Statutaire et Autorité Morale de l'AFDC et de l'AFDC-A, I'honorable Modeste Bahati Lukwebo », conclut-il.
Pour rappel, après la destitution de Modeste Bahati Lukwebo de la présidence de l’AFDC-A, Otto Bahizi assura la transition jusqu’au 4ème congrès de ce parti. Pour le moment, ce camp évoque des tensions internes et reproches de gestion opaque, selon les frondeurs.
Cette tension intervient quelques jours après la sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo qui a évoqué la question de la révision de la Constitution, où il a critiqué la gestion par le Gouvernement en place.
David Aluta