En RDC, au lendemain de l’interview de la première ministre sur TV5, le débat continue d’enfler autour de l’accueil de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique. Face aux inquiétudes grandissantes de l’opinion publique, Le député national Joseph Bangakya tente de rassurer.
Joseph Bangakya, également président du Groupe d’amitié RDC-USA, a affirmé lundi, dans un entretien accordé à l’Agence Congolaise de Presse, qu’« aucun criminel parmi les migrants expulsés des États-Unis ne sera accueilli en République démocratique du Congo ».
Dans un contexte marqué par la circulation d’informations partielles et parfois contradictoires, l’élu congolais insiste sur la mise en place d’un mécanisme de contrôle préalable. « Chaque dossier sera examiné avant toute décision », a-t-il assuré, évoquant une procédure destinée à écarter les profils liés à des faits de criminalité.
À l’en croire, pour la République démocratique du Congo, il s’agirait donc de conditionner tout accueil à une vérification individuelle, afin de limiter les risques sécuritaires et de répondre aux préoccupations internes.
Mais ces assurances peinent, pour l’heure, à dissiper les zones d’ombre. Dans les rues de la capitale comme sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’interrogent encore sur les contours exacts de cet éventuel accord entre Kinshasa et Washington.
Plusieurs questions restent en suspens, notamment celles du nombre total de migrants qui seront concernés, leurs pays d’origine, la durée de leur séjour sur le territoire congolais et surtout toutes les clauses précises de l’entente conclue avec les autorités américaines.
Pour rappel, à ce jour 15 migrants, tous originaires de l’Amérique Latine, ont déjà foulé le sol de la RDC. Sollicitée par Kinshasa pour une assistance humanitaire à ces premiers arrivés, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) précise de son côté qu’elle n’intervient qu’en cas de consentement libre des personnes concernées.
Elle souligne également ne pas être partie prenante d’un quelconque accord bilatéral entre la RDC et les États-Unis, tout en se réservant le droit de refuser ou de suspendre son implication si les normes de protection des migrants ne sont pas garanties.
Rédaction