Le député national Gratien Iracan est sorti de son silence à travers une mise au point publiée depuis Kinshasa, dans laquelle il rejette fermement les accusations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias l’associant à un prétendu financement d’une insurrection à Mahagi après les élections de 2023.
Dans ce document officiel, l’élu de Bunia estime que plusieurs acteurs entretiennent volontairement une confusion entre le contentieux électoral, reconnu par les textes légaux, et des accusations d’insurrection qu’il qualifie de « fausses allégations ».
« Les tensions et contestations postélectorales relevant du contentieux électoral ne sauraient être assimilées à une logique insurrectionnelle », écrit-il, appelant les auteurs de ces accusations à retirer leurs affirmations.
Cette sortie intervient dans un climat politique particulièrement tendu dans l’est de la République Démocratique du Congo, où plusieurs députés nationaux critiques de la gestion sécuritaire sous état de siège dénoncent des tentatives d’intimidation et de discrédit politique.
Dans sa déclaration, Gratien Iracan rappelle qu’il avait coordonné les opérations électorales du parti « Ensemble pour la République » dans l’espace Grande Orientale durant les élections de 2023, dans un contexte qu’il décrit comme « exceptionnellement complexe » à travers le pays.
Le député souligne notamment que les scrutins avaient connu des prolongations sur plusieurs jours dans différentes zones, provoquant frustrations, contestations et tensions politiques observées également dans d’autres provinces de la RDC.
Selon lui, ces divergences politiques doivent être traitées dans le cadre des mécanismes légaux de contentieux électoral prévus par la Constitution et les juridictions compétentes, et non être utilisées pour alimenter des accusations sécuritaires graves.
L’opposant Républicain insiste également sur le fait qu’après les décisions rendues par la Cour constitutionnelle, le parti « Ensemble pour la République » avait finalement décidé de participer aux institutions du pays.
« Dans ce contexte, il est important d’éviter les amalgames », prévient-il, appelant les acteurs politiques à privilégier la stabilité nationale et l’intérêt supérieur de la Nation.
Cette mise au point intervient alors que les tensions entre certaines autorités militaires provinciales et plusieurs élus nationaux de l’Ituri et du Nord-Kivu continuent d’alimenter le débat politique autour de l’état de siège et de la gouvernance sécuritaire dans l’est du pays.
Diddy Mastaki