Le ministre Congolais du commerce extérieur poursuit son séjour en Côte d’Ivoire. Mardi 02 juin 2026 à Abidjan, Julien Paluku Kahongya a été reçu par son homologue Ivoirien chargé du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté. Les échanges entre ces deux personnalités ont tourné autour de la révolution du café Africain alors la Côte d’Ivoire est réputée mondialement pour son succès dans ce secteur avec ses deux (02) millions de tonnes l’an alors la production de la RDC tourne encore entre 40.000 tonnes en 2021 pour remonter en 2025 à 100.000 tonnes.
« On a échangé autour de comment ils ont réussi à structurer la filière, quels sont les obstacles qu’ils ont connus pendant tous ces cheminement, comment ils les ont surmontés. Nous avons réussi suffisamment de conseils par rapport à nous qui commençons, comment nous devons nous comporter, comment nous devons organiser les producteurs locaux, comment nous devons saisir le marché », explique Julien Paluku Kahongya.
La RDC veut être sur les pas de la Côte d’Ivoire en matière de production du cacao
Au-delà des conseils, la RDC exprime son souhait de voir les produits agricoles aient de la valeur pour ainsi stimuler la demande. Abidjan et Kinshasa s'accordent sur une double exigence géostratégique pour l'Afrique : « la transformation locale immédiate de nos fèves pour capter la valeur ajoutée sur le continent et la conquête de notre propre marché, en stimulant la consommation interne auprès d'un bassin de 1,4 milliard de consommateurs africains », l’idéal étant ici de dépasser la population américaine et européenne en terme de demande de consommation des produits en base de cacao.
Cette expérience de la Côte d’Ivoire sera appliquée en RDC pour que ce pays tire aussi profit de sa production. Pour y arriver, le ministre Congolais du commerce extérieur note qu’il y a de grands défis relever entre autres l’amélioration de l’énergie.
« Pour concrétiser cette ambition industrielle et transformer nos matières premières sur le sol Africain, l'Afrique a besoin d'une énergie puissante et stable. À cet égard, j'ai rappelé que le méga-projet Congolais de Grand Inga, avec son potentiel unique de 44 000 Mégawatts, demeure la voie royale et le moteur incontournable de l'industrialisation de tout notre continent. L'Afrique ne doit plus se contenter d'exporter sa richesse brute », a-t-il ajouté.
Cet échange d'expérience intervient en marge de la signature historique le 02 juin 2026 par la RDC de l'Accord International sur le Cacao (AIC) 2026 au siège de l'Organisation Internationale du Cacao (ICCO) à Abidjan.
Pacheco Kavundama