Le député national Jefferson Abdallah Pene Mbaka a adressé une question écrite au Directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature afin d’obtenir des éclaircissements sur la présence d’Okapis dans plusieurs zoos à travers le monde, alors que cette espèce emblématique de la République Démocratique du Congo bénéficie d’un statut de protection intégrale.
Dans sa correspondance datée du 14 mai 2026, l’élu de Mambasa s’appuie sur les dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour interpeller l’autorité en charge de la conservation de la nature. Il estime que la population Congolaise ainsi que la représentation nationale ont le droit de connaître les conditions dans lesquelles des okapis se retrouvent en dehors du territoire national.
L’élu rappelle que l’Okapi est une espèce rare que l’on ne retrouve naturellement qu’en RDC. Il se dit préoccupé par les informations faisant état de sa présence dans plusieurs établissements zoologiques à l’étranger, notamment en Amérique, alors qu’il est considéré comme l’un des symboles de la biodiversité Congolaise.
À travers cette démarche parlementaire, Jefferson Pene Mbaka souhaite notamment connaître le nombre exact d’Okapis congolais actuellement présents dans les différents zoos et centres de conservation à travers le monde. Il demande également des explications sur les mécanismes et procédures qui ont permis leur transfert hors de la RDC malgré leur statut d’espèce totalement protégée.
Le député s’intéresse aussi aux retombées économiques liées à la présence de ces animaux à l’étranger. Il interroge l’ICCN sur les avantages financiers que la RDC pourrait tirer de cette situation et cherche à savoir si des revenus ou compensations sont versés au pays dans le cadre de l’exploitation ou de l’exposition de cette espèce dans les institutions zoologiques étrangères.
« La présente question écrite poursuit l’ultime but d’éclairer suffisamment la population et la représentation nationale sur l’objet sous examen », souligne le député dans sa correspondance.
Cette initiative intervient dans un contexte où la protection de la biodiversité congolaise suscite un intérêt croissant. Considéré comme l’un des animaux les plus rares au monde, l’Okapi demeure un patrimoine naturel unique de la RDC, dont la conservation est assurée notamment dans la Réserve de faune à okapis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
La réponse de l’ICCN est désormais attendue afin de clarifier les conditions de présence des okapis à l’étranger et les éventuels bénéfices que la République Démocratique du Congo en retire.
Joël Heri Budjo