Le député national élu du Nord-Kivu, Patrick Munyomo Basilwango, a saisi le président de l’Assemblée nationale d’une question orale avec débat adressée au directeur général de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC).
Dans sa correspondance, l’élu de la ville de Goma demande que cette initiative soit inscrite à l’ordre du jour d’une prochaine séance plénière. Elle porte notamment sur la gestion de certains projets financés dans le cadre du Programme Sino-Congolais, placés sous le contrôle de l’APCSC.
Une exonération de 100 millions de litres au cœur des préoccupations
Au centre de la démarche parlementaire figure la validation par l’APCSC de l’exonération de 100 millions de litres de produits pétroliers accordée à des sous-traitants dans le cadre du projet de réhabilitation et de modernisation de la route Mbuji-Mayi-Nguba.
Selon Patrick Munyomo, cette exonération aurait occasionné un manque à gagner estimé à plus de 80 millions de dollars Américains pour l’État Congolais. Le député estime dès lors nécessaire que la représentation nationale puisse examiner les circonstances et les implications de cette opération.
En tant qu’élu du Nord-Kivu, province durement affectée par la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, Patrick Munyomo souligne que la récupération de cette somme pourrait contribuer au financement de plusieurs priorités nationales.
Dans sa correspondance, l’élu évoque notamment la possibilité d’affecter ces ressources à la prise en charge sociale des populations affectées par la guerre dans le Nord et le Sud-Kivu, mais également au financement de projets structurants susceptibles de soutenir la croissance économique.
Il cite également la relance de Congo Airways, avec l’acquisition envisagée de quatre appareils de type Boeing 737, ainsi que la construction d’infrastructures sportives destinées à favoriser l’encadrement des jeunes talents à travers le pays.
Estimant que la question revêt un caractère urgent, Patrick Munyomo demande au Bureau de l’Assemblée nationale de l’inscrire parmi les points à examiner lors de l’une des prochaines séances plénières.
Cette démarche devrait permettre au Directeur Général de l’APCSC de fournir des explications devant la représentation nationale sur les conditions de validation de cette exonération, son cadre juridique et ses conséquences financières pour le Trésor public.
L’initiative intervient dans le cadre du contrôle parlementaire exercé par l’Assemblée nationale sur la gestion des ressources publiques et l’exécution des conventions de collaboration conclues par l’État Congolais.
Pacheco Kavundama