Le massacre de 35 personnes dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, a suscité une réaction à l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo. Réunis en plénière vendredi 06 novembre 2026, les députés nationaux ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de ces violences attribuées aux rebelles des ADF.
L’alerte a été portée devant la représentation nationale par le député Élie Kambale, à travers une motion d’information consacrée à ce nouveau drame sécuritaire qui endeuille la région de Beni.
Prenant la parole à la suite de cette interpellation, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a condamné ces actes de violence avant d’inviter les élus à observer une minute de silence en signe de compassion et de solidarité avec les familles éprouvées.
Cette séquence parlementaire intervient alors que les populations du territoire de Beni continuent de faire face à la menace persistante des ADF, dont les attaques meurtrières alimentent depuis plusieurs années une grave crise sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Nord-Kivu.
Au-delà de l'hommage rendu aux victimes, cette réaction remet au centre des débats nationaux la question de la protection des civils et de l'efficacité des dispositifs sécuritaires déployés dans l'est de la RDC.
Diddy Mastaki