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RDC : Au Tanganyika, au moins 240 femmes ont été violées et 160 enlevées à des fins d’esclavage sexuel durant le premier semestre 2021

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RDC : Au Tanganyika, au moins 240 femmes ont été violées et 160 enlevées à des fins d’esclavage sexuel durant le premier semestre 2021


Dans un rapport publié jeudi 9 septembre, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA RDC) indique que plus de 240 femmes et filles ont été violées dans plusieurs localités du nord de Kongolo, dans la province du Tanganyika.

L’organisation, dont le mandat est de mobiliser et de coordonner la réponse de la communauté internationale, indique que 20% des cas de viols enregistrés dans cette partie de la République démocratique du Congo concernent des mineurs, et que tous les cas répertoriés ont eu lieu au cours du premier semestre de l’année en cours.

OCHA indique également que la présence des acteurs de protection reste insuffisante par rapport aux besoins des déplacés présents dans la zone, ce qui, selon elle, retarde la mise en place des mécanismes de protection communautaire. L’organisation révèle en outre, que durant la même période, une autre situation similaire a également été déplorée et qu’environ 160 autres femmes ont été enlevées pendant plusieurs jours à des fins d’esclavage sexuel.

« Environ 23 000 personnes ont fui leurs villages du territoire de Kabambare (Maniema) depuis octobre 2020 et se sont réfugiées à Kongolo (Tanganyika) en raison des activités des hommes armés. 13 500 d’entre elles sont arrivées de Kabambare entre mai et juillet 2021, selon une évaluation humanitaire inter-agences menée par OCHA fin juillet 2021. Les besoins humanitaires des personnes déplacées sont énormes : manque de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux et d’articles ménagers essentiels », écrit dans le même temps l’organisation non gouvernementale.

À ce jour, seule Caritas via Catholic Relief Service (CRS) a distribué de la nourriture et des articles ménagers essentiels à quelque 9 500 personnes déplacées en 2020, mais cette aide n’a visé qu’une partie d’entre elles en raison du manque de ressources disponibles, note OCHA.

Celle-ci indique que le HCR, par le biais de ses partenaires locaux, vient de mettre en place un centre de conseil pour les survivants des violences sexuelles dans une localité au Nord de Kongolo et que la communauté humanitaire continue de plaider pour la protection des civils et le rétablissement de la sécurité dans le nord de la province pour permettre une réponse humanitaire efficace.

Par la Rédaction

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