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RDC : « Les conditions de détention sont déplorables dans les prisons de Makala et de Ndolo. Il faut les désengorger » (Fabrice Puela)

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RDC : « Les conditions de détention sont déplorables dans les prisons de Makala et de Ndolo. Il faut les désengorger » (Fabrice Puela)


Par Lwanzo K. –CongoRassure /Kinshasa

Ce jeudi 10 juin, le Ministre des Droits humains Albert-Fabrice Puela a effectué une visite de travail à la prison centrale de Makala. Cette descente s’est inscrite dans le cadre de l’évaluation des conditions carcérales dans le plus grand centre pénitentiaire de la capitale congolaise, annonce son cabinet.

Sur les lieux, le ministre des droits humains a fait le tour des plusieurs pavillons notamment celui qui est réservé aux filles mineures, et celui réservé aux garçons mineurs, avant de se rendre compte de la situation chaotique qui prévaut dans la maison carcérale. « Nous avons trouvé plus de 220 personnes entassées dans une pièce avec seulement une capacité d’accueil de 40 personnes », a relevé, surpris et inquiet, le ministre.

Fabrice Puela a fait le constat de l’incarcération de plusieurs détenus pour plusieurs années, d’autres ayant totalisé plus d’une décennie derrière les barreaux, sans jamais bénéficié d’un jugement ou encore sans avoir été condamné pour quoique ce soit.

Le ministre a également noté la présence des vendeurs des différentes marchandises dans des cellules de prison, dont la plupart des toits menacent de s’effondrer. « Les conditions hygiéniques sont d’une précarité rare » a déploré le ministre des droits humains. « À la prison centrale de Makala, les conditions de détention sont les plus déplorables. Il faut désengorger cette prison et celle de Ndolo. »

La prison militaire de Ndolo a été construite pour accueillir 540 pensionnaires et elle en compte actuellement plus 2060, on y trouve des civils, des militaires, des femmes. c’est inacceptable, a déclaré Fabrice Puela, qui estime qu’en cette période de la troisième vague de Covid19, c’est inhumain que les prisons soient aussi surpeuplées. « Être prisonnier ne veut pas dire qu’on perd ses droits ».

Fabrice Puela qui insiste sur l’urgence de la question, indique que l’infirmerie pour femmes et le centre hospitalier pour hommes, n’ont pas suffisamment des médicaments et font face à l’insuffisance du personnel soignant qui du reste est sans prime ni motivation.

Le Centre pénitentiaire de rééducation de Makala a été construit avec une capacité d’accueil de 1500 détenus. À ce jour, il compte plus de 9000 pensionnaires, a annoncé le cabinet du ministre des droits humains.

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