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RDC : L’état de siège, une mesure punitive ou salvatrice ?

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RDC : L’état de siège, une mesure punitive ou salvatrice ?


Proclamé en mai 2021 pour éradiquer l’insécurité chronique qui sévit depuis plusieurs années dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à l’Est du pays, l’état de siège fait toujours l’objet des controverses dans l’opinion politique des deux provinces.

Si pour une poignée de politiciens, cette mesure exceptionnelle est perçue comme une punition infligée à une catégorie de personnes qui étaient aux commandes dans les deux provinces, pour la majorité des acteurs politiques, cette mesure est plutôt salutaire et salvatrice pour éradiquer le cycle de violence perpétré par les groupes armés et les forces négatives dans cette partie de la République démocratique du Congo.

l’Etat de siege n’est pas une punition rassure Kinshasa

Que ce soit dans sa dimension politique, diplomatique ou même sécuritaire, l’état de siège n’est pas une punition comme certains le pensent, répètent en boucle les autorités de Kinshasa.

Lors de sa récente visite dans la région de Beni, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a également rassuré les dirigeants locaux que l’état de siège n’était pas une punition mais plutôt une mesure pour rétablir la paix.

Le commandant suprême des forces armées de la République démocratique du Congo a même rassuré que dès que les objectifs de l’état de siège (mettre fin à l’insécurité) seront atteints, cette mesure exceptionnelle sera levée et les responsables civils des institutions provinciales pourront reprendre leurs fonctions.

Est-ce l’une des dernières cartouches de Tshisekedi ?

Alors d’autres approches avaient déjà montré leurs limites sur la question de Beni, l’état de siège, qui transfère des pouvoirs aux autorités militaires non seulement dans les opérations militaires mais aussi dans l’administration de la province, est considéré par plusieurs comme l’une des dernières cartouches du président Tshisekedi pour ramener la paix dans les deux provinces concernées.

C’est pourquoi une majeure partie de la nation congolaise et les institutions nationales disent être  mobilisées derrière le chef de l’Etat pour la réussite, cette fois-ci, de cette mesure rare pour laquelle des moyens financiers et logistiques ont également été mobilisés pour des résultats attendus.

De prorogation en prorogation

Alors que des voix s’élèvent pour demander la requalification de l’état de siège ou même sa circonscription uniquement dans les zones touchées par les massacres de civils, l’Assemblée nationale et le sénat continuent de proroger l’état de siège à la demande du gouvernement, « en espérant que la situation s’améliore de plus en plus » dans les jours à venir.

À ce jour, l’état de siège a déjà été prorogé 8 fois et le gouvernement rassure que les résultats sont déjà visibles sur le terrain. Suite à la sensibilisation et aux opérations militaires de l’armée (pression militaire), plusieurs groupes armés et forces négatives se sont rendus aux FARDC avec des armes de tous calibres, soulignent Kinshasa et les animateurs de l’état de siège.

De Walikale à Masisi, à Nyiragongo en passant par Rutshuru, Lubero et Beni, plusieurs groupes armés ont déposé les armes, et les villages et les bastions rebelles ont été repris par l’armée, bien qu’opérationnellement, le travail continue, à en croire le rapport fourni par l’exécutif central.

Par Daudi Amin

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