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RDC : L’initiateur de la question orale sur le RAM craint qu’une stratégie ne soit entrain d’être pensée pour protéger le ministre Kibasa

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RDC : L’initiateur de la question orale sur le RAM craint qu’une stratégie ne soit entrain d’être pensée pour protéger le ministre Kibasa


Claude Misare, député national élu pour le compte de l’Union pour la nation congolaise de l’ancien directeur de cabinet du Président de la République, Vital Kamerhe, ne cache pas son inquiétude doublée de sa déception, après que la séance plénière sur le fichier RAM (Registre des appareils mobiles), initialement prévue mercredi, a été reportée sans explications claires à une date ultérieure.

L’auteur de la question orale avec débat adressée au ministre des PTNTIC Augustin Kibasa Maliba, loin de cacher sa déception face à ce report, a affirmé que cette décision met à nu l’incapacité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus nationaux.

« Je suis déçu, très déçu par ce nouveau report parce que toute la population congolaise n’attendait que la plénière d’aujourd’hui pour être fixée par rapport à la décision que prendra le ministre » a-t-il confié d’emblée à la presse à l’annonce du report , soulignant au passage que ceci est la preuve que le ministre n’a pas d’arguments et d’éléments pour convaincre l’Assemblée nationale. « Il est en train de créer des moyens de s’échapper mais il ne s’échappera pas, même si on lui donnait un an pour préparer les moyens de défense, le ministre ne pourra pas convaincre l’Assemblée nationale », a ensuite commenté le député Claude Misare.

D’après lui, avec ce report, il y a lieu de confirmer qu’il y a quelque chose qui est entrain d’être boutiquée en vue de bloquer la machine dans le but de protéger le ministre au lieu qu’il n’aille s’expliquer à la chambre basse du parlement. Le député national a également dit avoir entendu le chargé de communication de Kibasa Maliba dire que le ministre n’était pas responsable, qu’il ne pouvait pas supprimer la taxe controversée et que c’était le Premier ministre qui avait signé le décret. « Qu’il vienne le dire au parlement, pas aux médias, qu’il n’utilise pas son chargé de communication, qu’il vienne le dire devant la représentation nationale », a lâché Claude Misare, qui visiblement ne compte pas tourner la page sans que le RAM ne soit complément supprimé.

En effet, à l’entendre, ce cadre de l’UNC et représentant du peuple, exige deux choses, notamment la suppression de la taxe RAM car, explique-t-il, c’est une taxe illégale et la mise en place d’une commission qui va éclairer la population sur cette question, notamment le montant déjà collecté à ce jour dans les téléphones et comment cette somme d’argent a été utilisée.

Dans le même registre, un autre député national de l’UNC, Juvenal Munubo, est également revenu sur la question de la taxe RAM. Selon lui, aucune manœuvre dilatoire ne pourra venir à bout de la volonté populaire exprimée par les députés nationaux à l’Assemblée nationale, qui est de voir la taxe RAM supprimée. L’élu de Walikale, au Nord-Kivu assure que ce n’est qu’une question de temps.

Dans le même temps, l’observatoire des dépenses publiques est également monté au créneau concernant le RAM. Pour cette structure regroupant des organisations de la société civile travaillant dans le secteur des finances publiques, l’Assemblée nationale doit prendre ses responsabilités. « 40% des recettes revenant à l’État ne sont pas retracées dans le budget 2021 et 2022. Même l’ARPTC ne fournit pas de statistiques. Quelques individus ne peuvent pas collecter et utiliser en toute opacité 266 millions de dollars », a réagi l’organisation.

Par Lwanzo Kasoki, Kinshasa

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