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RDC : Plusieurs députés ne veulent plus de Christophe Mboso à la tête de l’assemblée nationale

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RDC : Plusieurs députés ne veulent plus de Christophe Mboso à la tête de l’assemblée nationale


Le président de l’assemblée nationale Christophe Mboso, le mobustiste, devenu au fil du temps kabiliste avant de plonger corps et âme dans l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, sauvera-t-il sa peau face aux députés nationaux qui ne jurent que par son départ ?
Christophe Mboso lors de sa campagne à le veille des élections des membres du bureau de l’assemblée nationale.

Difficile de s’hasarder à l’heure actuelle sur un quelconque pronostic quand on sait que ce n’est pas la première fois qu’une menace de destitution plane sur la tête du numéro un de la chambre basse.

Mais cette fois, la situation semble être prise au sérieux quand on sait que jeudi 9 septembre, le député national Adrien Phoba, initiateur de la pétition et qui accuse le président de l’Assemblée nationale d’entraver le contrôle parlementaire, a confirmé que 98 signatures ont déjà été recueillies.

« Depuis un certain temps, il y a une entrave au contrôle parlementaire sérieux et régulier conformément à l’article 100 de la Constitution. Les députés ne contrôlent pas. Quand je vois le travail effectué par l’IGF, je suis révolté. Je me dis que c’est le travail d’un député. Donc, nous avons perdu même le sens du prestige d’un député », a déclaré l’élu de Boma, assurant au passage « ne pas avoir de problème avec Mboso », et « être en très bons termes avec tous les membres du bureau ».

Seulement, Adrien Phoba qui n’a aucun « problème particulier » avec le président dont il vise la déchéance, reproche également à ce dernier le blocage des initiatives législatives des députés nationaux durant des sessions entières, le manque d’une organisation sérieuse des travaux en commission permanente et le refus d’accorder la parole à un député en plénière avant ou en cours d’un débat par une motion incidentielle.

Certaines de ses reproches avaient pourtant déjà été décriées par le regroupement de l’opposition, le Front Commun pour le Congo, il y a un peu moins d’un mois. La famille politique de l’ancien président Joseph Kabila, dont la position sur cette pétition n’est pas encore connue, avait qualifié le 14 août dernier l’attitude de Christophe Mboso à l’assemblée nationale de « dérive dangereuse» et l’avait accusé de « gérer cette institution selon sa volonté et non le règlement intérieur ».

Et peu avant cela, le député Jean-Baptiste Kasekwa, élu de la ville de Goma, et membre de l’Ecidé de Martin Fayulu, avait déploré sur son compte Twitter les entraves au contrôle parlementaire sur la question de l’état de siège et avait dénoncé le fait qu’après avoir supprimé l’évaluation de ce dispositif sécuritaire décrété par le Président de la République, que le président de l’assemblée nationale ait, selon lui, rejeté sa demande insistante d’une motion de procédure.

La pétition initiée contre Christophe Mboso ne pourra être valable que lorsqu’elle atteindra 125 signatures. Il ne reste par conséquent que 27 signatures pour que la pétition soit déposée, ce qui ne présage rien de bon pour le président de la chambre basse, à moins qu’il n’arrive à calmer en temps tous les députés qui veulent sont départ, et parmi lesquelles figurent probablement des aigris, non satisfaits de la place qu’ils occupent sur l’échiquier, des opportunistes qui comptent profiter de la bousculade, des déçus qui ont certainement cru un moment en son leadership, des suiveurs qui se laissent dicter par la température du terrain et d’autres très réfléchis, qui savent pourquoi ils veulent un changement, et qui seront difficiles à convaincre.

Par C. M

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