Le Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) au Nord-Kivu affirme vouloir assainir le processus de paiement des salaires destinés aux ayants droit des policiers décédés. Cette mise au point intervient après des dénonciations de femmes et d'enfants se présentant comme veuves et orphelins de policiers tués lors de la prise de Goma par les rebelles du M23, qui affirmaient ne pas percevoir les droits de leurs proches.
Face à cette polémique, le Département des Affaires sociales de la PNC Nord-Kivu a réuni, ce samedi 27 juin 2026 à Beni, les personnes concernées pour une séance d'échanges au Commissariat provincial.
À l'issue de cette rencontre, les responsables des Affaires sociales ont indiqué que les vérifications menées font apparaître une distinction entre les ayants droit légalement reconnus et des personnes dont les demandes seraient jugées non fondées. Selon la PNC, certains dossiers concerneraient des policiers qui auraient rejoint volontairement la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda, ce qui exclurait leurs proches du bénéfice des paiements réservés aux familles des policiers décédés en service.
Prenant la parole au nom des familles, le représentant des veuves, Imani Ndakala, a assuré que « toutes les vraies veuves et tous les vrais orphelins touchent bel et bien le salaire de leurs maris et pères policiers décédés ». Il a dénoncé des tentatives de fraude qui, selon lui, pénalisent les véritables bénéficiaires.
De son côté, le chef du Département des Affaires sociales de la PNC Nord-Kivu, le sous-commissaire principal Mutaka Kadakala Abel, a indiqué que les opérations de vérification se poursuivent afin de garantir que seuls les ayants droit régulièrement identifiés puissent bénéficier des paiements. Il a également averti que toute tentative d'usurpation ou de fraude ferait l'objet de sanctions.
Cette opération s'inscrit dans la volonté affichée par le commandement provincial de renforcer la transparence dans la gestion des droits sociaux des familles des policiers décédés, dans un contexte marqué par les conséquences du conflit dans l'Est de la RDC.
Diddy Mastaki