Un avion de type Let 410, immatriculé 9S-GUC, s’est écrasé ce vendredi 25 septembre 2026 dans une parcelle située à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Le bilan communiqué par les autorités locales fait état de 13 morts, parmi lesquels plusieurs membres des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Selon le Vice-Gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assume actuellement l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, l’appareil effectuait la liaison Kikwit–Kinshasa lorsqu’il s’est écrasé à Kenge. D’après cette même source, l’aéronef aurait cherché à atterrir à Kenge, une ville qui ne disposerait pas d’une piste d’atterrissage adaptée à ce type d’opération.
Le crash n’a laissé aucun survivant parmi les 13 occupants, selon le bilan communiqué par les autorités. Douze corps auraient été fortement calcinés, tandis que la dépouille du pilote a pu être récupérée et transférée à la morgue de Kenge.
Deux hauts responsables militaires à bord
Parmi les victimes figurent deux hauts responsables de la justice militaire congolaise : le Lieutenant-Général Joseph Mutombo Katalay Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le Lieutenant-Général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire.
La présence de Lucien-René Likulia Bakumi parmi les victimes a également été rapportée ce vendredi par plusieurs sources Congolaises.
Les deux officiers généraux se trouvaient, avec leur délégation, dans le cadre d’une mission de service sur l’axe Kinshasa–Kikwit–Kinshasa.
Selon les éléments communiqués autour de l’ordre de mission, celui-ci aurait été établi par le ministère de la Défense nationale le 19 août 2026 et signé par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita.
La Force aérienne dépêchée sur place
Après l’accident, des opérations de récupération et d’identification des victimes ont été engagées sur le lieu du crash. La Force aérienne des FARDC a été dépêchée à Kenge, notamment pour contribuer à la récupération des dépouilles qui pourraient encore être identifiées ou récupérées.
Le site de l’accident reste soumis aux opérations des services compétents, alors que les circonstances précises du crash doivent encore être établies.
Les premières informations disponibles permettent de confirmer le lieu de l’accident, le type d’appareil et la présence de plusieurs responsables militaires à bord. Les causes exactes de l’accident n’ont, à ce stade, pas été officiellement établies.
Une enquête devra notamment déterminer les conditions dans lesquelles l’appareil effectuait son approche de Kenge, les circonstances ayant précédé l’impact ainsi que les éventuels facteurs techniques ou opérationnels ayant pu contribuer au crash.
L’accident intervient alors que la disparition de deux hauts responsables de la justice militaire constitue un événement majeur pour les institutions judiciaires et militaires de la République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki