NORD-KIVU : La coordination de la société civile forces vives fustige les attaques du M23 et appelle le chef de l’état à dépêcher les renforts militaires
Réagissant à la reprise des attaques du M23 sur les agglomérations congolaises, la coordination de la société civile du Nord-Kivu et forces vives vient de sortir des révélations farouches.
Dans une déclaration faite ce Mardi 29 Mars 2022 et lue par son président John Bahyene, la coordination de la société civile du Nord-Kivu condamne cette énième barbarie des éléments du mouvement du 23 Mars sur le territoire congolais.
En effet, c’est depuis le 24 Décembre dernier que les attaques du M23 sont enregistrées dans certaines régions du territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu.
Ces attaques ont occasionné le déplacement de la population civile de entités telles que Nyenyesi, Ngugo, Ruhanga, Kigeri et Rugeri vers la cité de Rutshuru voire la ville de Goma, indique la coordination de la société civile forces vives du Nord-Kivu.
En ce qui concerne le récent assaut du M23 sur les positions des forces armées congolaises à Runyonyi et Chanzu le dimanche 27 Mars dernier, cette structure de représentativité de la population déplore le fait que les éléments du M23, hébergés dans deux pays voisins à la RDC à savoir l’Ouganda et le Rwanda, continuent à venir déstabiliser les régions congolaises, cela sous l’œil impuissant de la communauté internationale.
Appuyant la version émise par l’armée selon laquelle le Rwanda serait de mèche avec les rebelles M23 qui mènent ces actions militaires et se référant à ses analyses préalablement menées, la coordination de la société civile et forces vives du Nord-Kivu avance que ces attaques viseraient à favoriser l’entrée des troupes rwandaises en RDC comme il est question avec les troupes ougandaises qui mènent des offensives conjointes avec les FARDC contre les ADF dans le territoire de Beni, à handicaper le projet de construction des certains tronçons routiers du Nord-Kivu, projet en cours et chapeauté par
les gouvernements congolais et ougandais.
Mais aussi, la coordination de la société civile et forces vives du Nord-Kivu soupçonne que ces attaques auraient comme objectif d’empêcher l’arrivée du pape en RDC, un événement grandiose et bénéfique pour la région sur plusieurs plans dont le secteur sécuritaire.
Ainsi, qualifiant des actes du M23 comme une tentative de détourner l’attention des FARDC engagés sur la ligne de front à Beni contre les ADF, la coordination de la société civile du Nord-Kivu recommande au chef de l’état d’envoyer des renforts militaires bien équipés dans la zone en vue d’anéantir complètement la capitale de nuisance du M23. Elle demande aussi aux autorités de prendre en considération les alertes de la société ainsi que d’amplifier les voies diplomatiques afin de maximiser les chances d’éradiquer cette crise.
Tenant compte de la situation humanitaire devenue volatile suite à cette reprise des violences, la coordination de la société civile lance un appel fort au gouvernement et à ses partenaires de mobiliser d’urgence un appui humanitaire.
Le respect strict de l’accord cadre d’Addis Abeba ainsi que l’extradition des éléments du M23 en RDC figurent aussi parmi les recommandations ressorties par la coordination de la société civile du Nord-Kivu dans sa déclaration de ce Mardi 29 Mars 2022.
Toutefois, il a été demandé à la population de demeurer sereine et mobilisée en vue d’apporter un soutien total aux actions des FARDC à travers la dénonciation de tout mouvement suspect.
Notons que les affrontements entre les éléments du M23 et ceux des FARDC appuyés par les forces armées ougandaises se poursuivent dans les zones périphériques du territoire de Rutshuru à la frontière entre l’Ouganda , le Rwanda et la RDC.On note déjà plusieurs rebelles M23 capturés.
Un déplacement massif de la population est également observé depuis le 28 Mars 2022, environs 5000 ménages se sont enfuis vers l’Ouganda.
Nicole Lufungi