Nord-Kivu/Nyiragongo : Les enseignants demandent la délocalisation temporaire de leurs écoles
Les autorités scolaires des écoles du territoire de Nyiragongo occupées par des milliers de familles déplacées par la guerre entre les rebelles du M23 et les forces armées de la RDC plaident pour la délocalisation des sites de ces déplacés afin de permettre la reprise des activités scolaires dans leurs établissements respectifs.
Cette demande a été faite par Moïse Kahamwiti, responsable des enseignants de l’Institut Mugara. Selon cet enseignant, ils ont actuellement du mal à occuper les élèves suite à l’occupation des salles de classe par ces personnes déplacées. Ceci après que les cours ont été suspendus dans de nombreuses écoles du territoire de Nyiragongo.
Pour cet enseignant, leur crainte reste la mise en péril du calendrier scolaire qui risque de souffrir du non-respect de la disposition des matières. A défaut de la relocalisation de ces personnes déplacées, M. Moïse Kahamwiti demande aux autorités de leur trouver d’autres écoles à Goma qui peuvent accueillir leurs élèves afin de sauver l’année scolaire.
Par ailleurs, dans le cas des écoles secondaires, section non concernée par la gratuité de l’enseignement, la grande majorité des élèves sont des enfants de familles de sinistrés et des enfants de déplacés. Il devient difficile pour ces écoles de collecter les frais de scolarité en raison du degré de vulnérabilité de ces familles. Les enseignants ne sont pas en mesure d’exiger le paiement des frais de scolarité pour leur encadrement.
Il lance un appel à l’aide au gouvernement, d’abord pour prendre en charge les enseignants pendant cette période, ensuite pour prendre en charge les élèves, car beaucoup d’entre eux étudient sans objets classiques, ce qui ne leur permet pas d’assimiler les leçons. Et enfin, que le régime de Kinshasa travaille sur le côté hygiénique en multipliant les installations sanitaires dans leurs écoles, car les toilettes sont déjà trop insuffisantes pour la masse de la population qui envahit leurs écoles.
Pour l’heure, les activités scolaires sont devenues impossibles dans la quasi-totalité des écoles des groupements du territoire de Nyiragongo qui ont accueilli les déplacés de la guerre entre les FARDC et les rebelles du M23 des groupements Rugari, Kisigari, Bweza, Jomba et Busanza aux côtés des victimes de la dernière coulée de lave du volcan Nyiragongo.