Après un moment de trêve sur la ligne de front dans le territoire de Rutshuru, les combats ont repris dans la matinée du mardi 6 décembre 2022 cette fois à Kitchanga et dans quelques autres villages environnants de la chefferie de Bwito entre les forces régulières et les combattants du mouvement du 23 mars.
Des sources sur place parlent de détonations d'armes lourdes et légères qui ont été entendues dans plusieurs zones entourant la région des hostilités. Elles signalent également la participation de certains groupes d'autodéfense aux affrontements pour stopper l'avancée des rebelles vers de nouvelles zones dans le territoire voisin de Masisi.
Durant les combats, les activités scolaires ont été paralysées dans la zone ainsi que des activités socio-économiques.
Le préfet des études de l'Institut Kitchanga contacté par CONGORASSURE.CD a confirmé un mouvement important des élèves quittant les cours et qui a été observée vers 9h30. Les élèves craignaient, selon lui, pour leur sécurité lors de ces détonations.
Le cadre a appelé ces derniers à reprendre les cours tout en faisant confiance au gouvernement qui, a-t-il expliqué, ne tardera pas à résoudre la situation afin que les apprenants puissent terminer l'année scolaire en toute sécurité.
Par ailleurs, les membres de certaines communautés qui se sentent directement visés par cette barbarie du M23 se sont tout simplement retirés de leurs villages pour trouver refuge ailleurs afin de se protéger des massacres ciblés imminents comme ce qui s'est produit à Kishishe, il y a peu.
Pour l'heure, plusieurs chefs de guerre et membres de mouvements d'autodéfense locaux se sont déjà établis dans plusieurs zones proches des dernières lignes rebelles pour former une résistance à l'avancée du M23. La société civile locale parle de l'APCLS de Janvier Larahiri dans les villages de Nyakabingu, du Nyantura de Jean Marie entre Nyakabingu et Bujumbura, du CMC de Domi à Kishusa et le NDC Rénové de Guidon vers Mweso et Bukombo.