Trois ressortissants chinois, Wang Yon Xu, Cheng Zing Dan et Whang Hui et un congolais du nom de Abdhalah sont formellement accusés par les services de sécurité congolais du meurtre d'un chinois (Zheng) et extorsion de près de 590,000 dollars américains, la fin du mois de décembre dernier.
Les quatre personnes accusées du meurtre de ce chinois ont été amenées et présentées devant l'autorité provinciale du Lualaba (Kolwezi), la journée du mardi 10 janvier, par le Commandant de la 22è région militaire.
Selon la presse du Gouvernorat du Lualaba, ce jour-là, Zheng, homme d'affaires de son état, aurait lâchement été assassiné le 30 décembre 2022 et les accusés lui aurait ravi une importante somme d'argent, estimée à 590.000 dollars américains, ensuite ils auraient pris fuite dans la province voisine du Haut-Katanga, à Lubumbashi, avant d'être arrêtés par les services de sécurité et ramenés à Kolwezi.
À en croire le Commandant région militaire qui les a arrêtés et présentés à Kolwezi au Gouverneur intérimaire de Lualaba, c'était grâce à la lucidité des services de renseignement, "la sécurité des personnes et de leurs biens qui nous préoccupent au plus haut point. Grâce à la lucidité de nos services de renseignements, nous avons mis la main sur ces criminels avec leurs armes."
Le Général Gihanga Smith a indiqué que, "les investigations se poursuivent pour démanteler la filière de ce réseau criminel". D'après son explication, c'est un réseau criminel bien organisé, avec complicité des congolais, qu'il faut aller à bout pour démanteler.
L'autorité provinciale, Fifi Masuka Saini c’est dit "déçue" du comportement de ces sujets chinois.
"Au Lualaba, nous vous donnons tout. Vous êtes dans tous les secteurs d’affaires, mines comme infrastructures. Cependant, vous avez montré le contraire et tué l’un de vôtre. Je remercie le Général pour le travail abattu", a t-elle dit.
Pour l'heure, les trois ressortissants chinois plus leurs complices congolais, sont présentement mis à la disposition de la justice congolaise. Ils ont été transférés dans une prison en attendant le procès.
Adrien Ambanengo à Lubumbashi