La population du territoire de Rutshuru tire la sonnette d'alarme suite à un nouveau massacre attribué aux combattants de la rébellion du M23 dans le groupement de Tsongo, à environ 80 km au nord-ouest de la ville de Goma.
Selon Aimé MuKanda, qui alerte sur cette situation, les combattants de cette rébellion ont attaqué le village aux alentours de 3 heures du matin, tuant plusieurs personnes, principalement des enfants et des femmes, dans le groupement de Tongo, territoire de Rutshuru.
"Ce dimanche 6 août 2023, neuf (9) corps sans vie ont été retrouvés et 3 blessés ont été envoyés à l'hôpital général de référence de Rutshuru, situé à 20 km du lieu du crime. Nous signalons également que plusieurs maisons ont été incendiées, du bétail (moutons, chèvres) a été volé et des kiosques et boutiques ont été pillés par ces éléments de la coalition RDF/M23", explique Aimé Mukanda dans une interview avec Congorassure.cd.
Les groupes d'autodéfense locaux ont rapidement riposté à cette nouvelle incursion rebelle attribuée au M23 en lançant une contre-offensive pour protéger la vie des civils dans les localités de Marangara et Bishogire, où des civils sans défense continuent d'être victimes de ces atrocités, imputées encore une fois à cette rébellion qui occupe une grande partie du territoire de Rutshuru depuis plus de deux ans.
"Nous demandons au gouvernement congolais de redoubler d'efforts pour sauver des vies humaines et libérer le territoire de Rutshuru, car la misère qui pèse sur notre population dépasse les limites", poursuit ce défenseur des droits humains.
Il assure de sa volonté ferme et de celle de la population de soutenir indéfectiblement les FARDC, l'armée congolaise, pour le retour de la paix dans cette région du pays après plus de deux décennies dans un cycle infernal de violence.
"La solution pour la paix ne viendra ni de l'Angola ni de Nairobi. Nous voulons voir nos FARDC prendre de l'ampleur et récupérer les territoires sous occupation rwandaise. Nous sommes prêts à nous joindre aux FARDC pourvu que la paix revienne", souligne-t-il.
Depuis six mois, plusieurs personnes ont été massacrées dans la partie sud de la chefferie de Bwito, plus précisément dans les groupements de Tongo, Bambo et Bukombo.
Diddy Mastaki