Depuis ce jeudi matin, des tirs intenses ont éclaté à proximité de l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Masisi, dans le territoire du même nom, en pleine crise sécuritaire. Ces affrontements, survenus le jeudi 16 janvier 2025, ont fait deux victimes civiles.
Selon Médecins Sans Frontières (MSF), les deux victimes se trouvaient devant l’hôpital, où des milliers de personnes avaient trouvé refuge dans la nuit de jeudi. L’une des victimes est décédée des suites de ses blessures, tandis que l’autre est actuellement prise en charge par les équipes médicales du ministère de la Santé et de MSF.
Face à cette situation préoccupante, MSF a exprimé son indignation et a lancé un appel aux belligérants pour assurer la protection des infrastructures sanitaires et des civils qui s’y abritent.
« Nous appelons toutes les parties à ne pas compromettre la sécurité de l’hôpital et de l’ensemble des structures sanitaires, ainsi que les bureaux des ONG, en évitant de positionner des éléments armés à proximité de ces structures, et en mettant tout en œuvre, dans la conduite des hostilités, pour réduire les risques encourus par les civils », a déclaré Stephan Goetghebuer, chef de mission de MSF en RDC.
L’organisation humanitaire souligne également que des milliers de personnes, parmi lesquelles des hommes, femmes et enfants, se réfugient dans l’hôpital et dans les bases des rares organisations humanitaires présentes à Masisi.
Depuis deux semaines, Masisi Centre est le théâtre de violents affrontements entre groupes armés, qui se disputent le contrôle stratégique de cette localité. Plus de 80 blessés de guerre ont été pris en charge par les équipes de MSF et du ministère de la Santé à l’hôpital de Masisi.
En plus de fournir des soins médicaux, MSF tente de venir en aide aux milliers de personnes déplacées en leur offrant un accès à l’eau potable, des installations sanitaires et des soins d’urgence.
MSF insiste sur la nécessité d’un accès humanitaire sécurisé et exhorte toutes les parties au conflit à respecter les droits des civils. « La protection des structures sanitaires et des personnes qui s’y réfugient doit être une priorité absolue », a insisté l’organisation.
La situation humanitaire à Masisi reste critique, avec un besoin urgent de renforcement de l’assistance aux populations déplacées et victimes du conflit.
Gloiredo Ngise