Goma est une fois de plus secouée par un drame qui illustre l’insécurité persistante dans la ville. Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 février 2025, un motocycliste âgé d’une trentaine d’années a été tué par balle dans sa tête au marché Ki30, situé dans le quartier Majengo. La victime, qui rentrait chez lui après une journée de travail, a été attaquée par des hommes armés non encore identifiés.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’homme a été pris pour cible alors que ses agresseurs tentaient de lui voler sa moto. Face aux menaces, il aurait tenter de résister et engager une discussion pour dissuader ses ravisseurs. Malheureusement, ces derniers, après l’avoir passé à tabac, ont fini par l’exécuter froidement d’une balle dans la tête. Des témoins rapportent qu’il a été retrouvé avec des douilles dans la bouche et des marques de torture sur son corps.
Ce crime a provoqué une vague d’émotion parmi les taximen de son quartier, qui pleurent la perte d’un collègue et ami.
« Nous sommes sous le choc. Nous ne savons plus comment travailler en sécurité avec cette insécurité grandissante », a confié l’un d’eux.
Une disparition inquiétante
Parallèlement à ce drame, une autre famille est plongée dans l’angoisse. Samson, un motocycliste habitant de Buhene, est porté disparu depuis le samedi 15 février 2025. Selon ses proches, il était resté chez lui toute la journée avant de disparaître mystérieusement, laissant derrière lui ses effets personnels, y compris sa carte d’identité et son téléphone.
« Depuis samedi, nous sommes sans nouvelles de lui. Il est parti sans rien emporter, et nous ignorons où il pourrait être. Avec toutes ces tueries qui secouent la ville, nous craignons le pire », a déclaré son oncle, visiblement bouleversé.
Ces événements viennent une fois de plus mettre en lumière l’insécurité croissante qui sévit à Goma, où les meurtres ciblés et les disparitions deviennent monnaie courante. Les familles des victimes et la population réclament justice et appellent les autorités à renforcer la sécurité pour protéger les habitants, en particulier les conducteurs de taxi-motos, souvent exposés à de graves dangers.
Face à cette recrudescence des violences, la population attend des réponses concrètes de la part des autorités locales et nationales.
Diddy MASTAKI