Au cours du mois de janvier 2026, le récent rapport de OCHA-RDC révèle que des éléments armés ont mené des attaques meurtrières contre les populations civiles dans plusieurs villages du secteur des Bapere, au Nord-Ouest du territoire de Lubero.
Au moins cinquante-deux (52) civils ont été tués et plusieurs autres enlevés lors de ces attaques armées, selon la société civile locale. Plusieurs habitations ont également été incendiées et des biens ont été pillés. Au moins une structure de santé a été incendiée dans la zone et cinq autres ont suspendu leurs services en raison de la dégradation sécuritaire.
Selon des partenaires locaux, plus de 13 000 personnes déplacées fuyant les attaques dans plusieurs villages du secteur de Bapere sont arrivées entre décembre 2025 et janvier 2026 dans les villages de Butuhe, Vurondo, Kyondo-Kitumbu, Kisesa-Ndondi et Kyavisogho.
Ces ménages vivent dans une grande précarité, avec des besoins urgents en vivres, articles ménagers essentiels (AME), soins de santé et eau, hygiène et assainissement. Les mouvements se poursuivent à ce jour en raison des menaces persistantes d’attaques contre les villages voisins.
Par ailleurs, de nouveaux affrontements entre groupes armés ont éclaté depuis le 24 janvier 2026 dans les villages de Mighende et Vukendo dans l’Est du territoire de Lubero, provoquant des déplacements massifs vers Kisima et Mubana.
Dans ce même rapport, dans le territoire de Beni, entre le 1ᵉʳ et le 4 janvier 2026, des affrontements entre deux groupes armés ont été signalés dans la chefferie des Bashu, générant un climat de peur au sein des villages de Kitobo, Misugho, Rwamibo, Malende ainsi que dans la ville de Butembo.
Par ailleurs, le 09 janvier, la ville de Beni a été touchée par une pluie diluvienne qui a endommagé plusieurs infrastructures scolaires, perturbant ainsi la scolarité d’environ cinq cents (500) élèves.
Cependant, dans le territoire de Walikale, en janvier 2026, des affrontements armés se sont poursuivis dans plusieurs villages du territoire de Walikale, compromettant la protection des civils et l’accès humanitaire.
Entre le 19 et le 30 janvier 2026, des explosions attribuées à des drones ont touché les collines surplombant les localités de Kasopo et de Buleusa (Groupement Ikobo), ainsi que Mpety, Mindjenje et Chanjikiro (Groupement Kisimba). Ces attaques ont entraîné un nouveau déplacement massif des populations.
« Des tensions persistantes entre des acteurs armés ont également été rapportées dans la Zone de Santé de Pinga », lit-on dans ce rapport.
Le 21 janvier, des affrontements armés ont contraint la majorité des habitants de Mpombi et Iteya aux déplacements. Par ailleurs, l’accès aux soins de santé se détériore dans cette zone.
Outre, selon des partenaires humanitaires locaux, plusieurs structures de santé ont été pillées et endommagées du fait des violences récurrentes. L’Hôpital Général de Référence de Pinga est signalé en rupture de médicaments et fait face à d’importants déficits en équipements et en personnel soignant.
Par ailleurs, au moins une trentaine de personnes ont perdu la vie lors d’un éboulement de terrain survenu le 13 janvier dans la localité de Burutsi. Plusieurs maisons ont été ensevelies, causant de lourdes pertes humaines et des dégâts matériels considérables. L’éboulement a coupé le trafic routier sur l’axe Kashebere–Mungazi–Kibua, seul itinéraire reliant la zone au centre de Walikale.
David Aluta