Selon le rapport d'aperçus de OCHA-RDC sur la crise sécuritaire dans la province de l'ituri, le territoire d’Irumu demeure marqué par des attaques armées récurrentes contre les populations civiles, entraînant des pertes en vies humaines, des destructions de biens et de nouveaux déplacements de population.
D'ailleurs, le 28 mai, la société civile locale a rapporté qu’au moins 17 civils auraient été tués dans deux villages de la Zone de Santé de Komanda, tandis que plusieurs habitations auraient été incendiées et des civils auraient été enlevés.
Ces violences ont entraîné d’importants déplacements de population, dont les estimations restent inconnues, vers Luna ainsi que vers Eringeti, Oïcha et Beni, dans la province du Nord-Kivu, accentuant les besoins humanitaires dans cette province voisine.
Outre le territoire d'Irumu, la situation sécuritaire s’est détériorée dans le territoire de Mahagi à la suite d’une nouvelle incursion d’hommes armés dans plusieurs campements de pêche de l’aire de santé de Musongwa (Zone de Santé d’Angumu), le 30 mai.
Selon des sources locales, cette attaque aurait causé la mort d’un civil et provoqué le déplacement de plus de 17 000 personnes vers les aires de santé d’Apala, Abia et Gengere.
« Ces personnes déplacées sont principalement hébergées dans des familles d’accueil et font face à des conditions de vie précaires et à un accès limité aux services sociaux de base et à l’assistance humanitaire », annonce le rapport.
Par ailleurs, le contexte sécuritaire dans le territoire a été dominé au mois de mai par une série d’attaques meurtrières ciblant particulièrement des civils dans la Zone de Santé de Mandima.
Entre le 24 et le 31 mai, des hommes armés auraient tué 41 civils dans les aires de santé de Biakato, Matchebe et Ngubo, selon des sources locales.
Ces nouvelles attaques portent à 198 le nombre de civils tués dans la zone de santé de Mandima au cours du mois de mai, illustrant la détérioration continue de l’environnement de protection.
Les violences récurrentes observées depuis février ont déjà contraint plus de 45 000 personnes à fuir vers la zone de Biakato.
À ce jour, ces déplacés vivent dans des conditions précaires avec des besoins en assistance humanitaire.
David Aluta