À l’occasion de la commémoration de la journée du 8 mars, Plusieurs femmes de la province du Sud-Kivu ont demandé au chef de l’État congolais d’assurer l’intégrité du territoire national et mettre fin à la guerre qui persiste dans la partie Est de la RDC.
Ces femmes l’ont fait savoir dans la lecture de leur mémorandum présenté à l’autorité urbaine de la ville de Bukavu après une marche pacifique qu’elles ont organisée pour dire non à l’agression de la RDC à travers la rébellion du M23 qui fait actuellement plusieurs victimes, parmi lesquelles des femmes et jeunes filles.
Cette marche qui est partie de la place Monseigneur Muzihirwa pour chuter par la place de l’indépendance, était pour elles une façon de célébrer la JIF 2023 en montrant à la face du monde le contexte actuel de la femme de cette partie orientale du pays qui reste caractérisé par une recrudescence de l’insécurité.
Dans ce même texte, elles ont également demandé aux Nations-Unies et à la communauté internationale à se mobiliser pour mettre fin à cette guerre injuste imposée à la RDC et à mettre fin aux massacres de femmes et des enfants qui ne cessent d’être victimes de ce conflit armé.
C’est depuis maintenant environ trois décennies que la partie est de la RDC demeure la proie des conflits armés avec l’avènement des réfugiés Rwandais de 1994 en passant par la guerre de l’AFDL, considérée par l’opinion publique comme l’ancêtre du RCD, CNDP, M23 et M23 bis ; mouvements clé dans la déstabilisation sécuritaire de la RDC, à côté de certaines autres milices locales.
Diddy MASTAKI