Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la ville d’Uvira, le mouvement citoyen LUCHA RDC-Afrique dit avoir appris avec une profonde indignation qu’une jeune fille de 18 ans a été victime d’un viol collectif dans la nuit du 6 au 7 février, sur l’avenue Mundi, au quartier Nyamianda, lors d’une opération de vol à main armée.
Selon cette structure citoyenne, qui s’est confiée à Congorassure.cd, les faits se sont produits aux environs de minuit, au moment où les malfaiteurs opéraient. La population aurait tenté d’alerter les autorités par des cris, mais la forte pluie qui s’abattait sur la ville a empêché que ces appels soient entendus à temps.
« Aussitôt informés, nous avons relayé l’alerte dans plusieurs groupes WhatsApp et tenté de joindre les services de sécurité, dont certains numéros ne passaient pas », a déclaré Chance Gabriel Ndagano, défenseur des droits humains et militant de la LUCHA RDC-Afrique, section d’Uvira.
Cet activiste a, par ailleurs, salué le sens de responsabilité et la disponibilité du maire de la ville d’Uvira, qui a répondu à son appel téléphonique, permettant ainsi de transmettre l’alerte aux autorités urbaines vers 00 h 40.
« Il s’est immédiatement impliqué en transmettant notre contact au commandant de la patrouille ainsi qu’au commandant des Wazalendo, avec qui nous sommes restés en communication afin d’orienter l’intervention », a-t-il ajouté.
Enfin, Chance Ndagano appelle les autorités locales à renforcer la sécurité de proximité, dans le but de consolider la collaboration entre la population et les services de sécurité, afin de lutter efficacement contre les violences sexuelles, qu’il qualifie de grave atteinte aux droits humains.
David Aluta