Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) publie une géographie de la pauvreté en RDC. Selon cette institution, « la pauvreté reste massive, quatre (04) provinces (Kwilu, Haut-Uélé, Tanganyika et Kasaï-Central) apparaissent comme prioritaires ».
Selon les chiffres de PNUD, la pauvreté en République Démocratique du Congo reste massive (67,9% en 2025), hypothéquant l'atteinte de l'Objectif de développement durable (ODD) d'ici 2030. Elle est en outre profondément inégalitaire sur le plan territorial, avec des écarts marqués entre provinces, révélant une forte hétérogénéité spatiale.
D'après ce bureau des systèmes de Nations-Unies, ce policy brief met en évidence la nécessité d'une priorisation géographique des politiques publiques, fondée sur des outils analytiques rigoureux. Car, une approche uniforme des politiques publiques semble inefficace tandis qu'une allocation différenciée des ressources apparaît optimale. À cet effet, deux types d'indices de priorisation provinciale ont été construits afin d'éclairer la décision publique.
Face à la situation et voir l'urgence, quatre provinces (Kwilu, Haut-Uélé, Tanganyika et Kasaï-Central) apparaissent comme prioritaires de manière robuste, car selon PNUD, elles cumulent à la fois une très forte incidence de pauvreté et une contribution significative à la pauvreté nationale, notamment en raison de leur poids démographique. À celles-ci, il convient d'ajouter Kinshasa, le Nord-Kivu, l'Ituri et le Haut-Katanga, au regard du poids de leur indice pondéré.
Dans la même logique, suivant ses missions, le PNUD, fait savoir par ailleurs que, des politiques combinant redistribution ciblée et stratégies de croissance locale, fondées sur des diagnostics infra nationaux et orientées vers les provinces prioritaires, sont essentielles pour réduire durablement la pauvreté et maximiser l'impact des interventions publiques et des partenaires.
David Aluta