Plusieurs bananeraies du secteur des Wanianga, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, sont confrontées à une importante dégradation attribuée à une pathologie dont la nature reste à déterminer. Face à l’inquiétude des producteurs, le Chef de secteur des Wanianga, Dr Akilimali Bamwisho Descartes, a dépêché une équipe d’ingénieurs agronomes pour évaluer la situation et identifier les causes du phénomène.
La situation préoccupe particulièrement les producteurs de bananes des groupements Luberike, Ihana et Waloa Uroba, où plusieurs plantations présentent des signes de dégradation, voire de destruction. Cette situation affecte directement les agriculteurs dont les bananeraies constituent une source importante de revenus et d’alimentation.
Pour mieux cerner l’ampleur du problème, une équipe technique composée d’ingénieurs agronomes a été mobilisée par l’autorité sectorielle. Les experts sont chargés d’effectuer des observations sur le terrain, d’examiner les symptômes présentés par les bananiers et de recueillir les témoignages des producteurs.
La mission vise principalement à déterminer la nature de la pathologie, à identifier les facteurs susceptibles de favoriser sa propagation et à établir les zones les plus touchées. Les données recueillies devraient permettre de disposer d’un état des lieux susceptible d’orienter les prochaines interventions.
Pour le Chef de secteur des Wanianga, ce diagnostic constitue une étape préalable à toute action technique visant à protéger les plantations encore épargnées et à accompagner les producteurs dont les champs ont déjà été affectés.
Au-delà de l’aspect phytosanitaire, la situation représente un enjeu économique et alimentaire pour les communautés concernées. La banane occupe une place importante dans les activités agricoles et les échanges locaux à Walikale. Une propagation de la pathologie pourrait ainsi fragiliser davantage les revenus des ménages agricoles.
Les producteurs attendent désormais les conclusions de la mission des agronomes ainsi que des recommandations techniques adaptées. Ces résultats devraient permettre de déterminer les mesures à prendre pour limiter la progression de la pathologie, préserver les bananeraies encore productives et favoriser la reconstitution des plantations détruites.
Pacheco Kavundama