Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a présenté lundi 12 octobre 2026, devant la Banque mondiale, les 13 corridors de désenclavement sur lesquels mise le président Félix Tshisekedi pour relier l’océan Atlantique à l’océan Indien et améliorer la connectivité de la République Démocratique du Congo (RDC). Inscrit dans le cadre du nouveau partenariat avec l’institution financière, ce programme prévoit l’aménagement de 22 800 kilomètres de routes et de 28 000 kilomètres de voies navigables, ainsi que la valorisation de 502 aéroports et pistes d’atterrissage.
Ces corridors s’organisent autour de trois grandes façades géographiques. À l’Ouest, les corridors de Banana et de Lobito doivent faciliter l’évacuation des minerais, notamment le cuivre et le cobalt. À l’Est, le dispositif comprend le corridor de la Paix, le corridor central en direction de Dar es-Salaam et la route nationale 5 (RN5), qui relie Lubumbashi à Bukavu. Au nord, il s’appuie notamment sur la RN6 et la Transafricaine n° 6, qui relie Yaoundé à Mombasa en passant par Zongo, Lisala et Kisangani.
Au-delà des infrastructures de transport, le gouvernement entend faire de ces axes des leviers de développement économique et d’intégration nationale.
« Un corridor n’est pas qu’une route ou une voie ferrée, c’est un corridor de développement », a souligné John Banza Lunda, insistant sur la nécessité de favoriser également l’intégration du marché intérieur.
Le ministre a toutefois rappelé que la réalisation de ce programme engage la responsabilité financière de la RDC. Soulignant que la Banque mondiale accorde des prêts concessionnels et « n’est pas une agence humanitaire », il a prévenu que le pays devra honorer ses obligations financières.
Gloire Malumba