La Cheffe du Bureau Genre, Famille et Enfant, Marie Mitila Ponga, a effectué, jeudi 22 octobre 2026, une visite dans différentes communes et différents quartiers de la ville d’Uvira afin d’évaluer le travail des points focaux Genre et de s’enquérir de la situation des femmes exerçant le commerce du sexe. Selon ses estimations, leur nombre dépasserait 400 dans la ville.
Cette descente sur le terrain a également permis de sensibiliser les femmes aux risques sanitaires, notamment aux infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi qu’aux questions de sécurité. D’après les données recueillies et rapportées par la responsable, environ 90 % des femmes concernées rencontreraient des problèmes de santé. Ce chiffre reste toutefois à préciser au regard de la méthode de collecte et de l’étendue des données disponibles.
Au cours des échanges, certaines femmes ont exprimé leur volonté d’abandonner cette activité, tout en soulignant les difficultés financières qui freinent leur reconversion. Elles ont notamment sollicité l’accompagnement des partenaires pour accéder à des formations professionnelles et développer des activités génératrices de revenus, telles que la coupe et couture, la fabrication de savon et la boulangerie.
Toutefois, les avis divergent parmi les femmes rencontrées. Si certaines souhaitent se tourner vers d’autres activités pour assurer leur subsistance, d’autres estiment que le commerce du sexe leur procure des revenus importants. Cette diversité de perceptions met en évidence la nécessité de proposer des alternatives économiques concrètes et adaptées aux besoins de celles qui souhaitent changer d’activité.
La Cheffe du Bureau Genre, Famille et Enfant a également évoqué la présence de filles mineures dans ces milieux, une situation qui requiert une attention particulière des services chargés de la protection de l’enfance. Elle a, par ailleurs, soulevé des préoccupations liées à la sécurité et insisté sur l’importance de la collaboration entre les différents acteurs concernés afin de prévenir les risques auxquels ces femmes et ces filles peuvent être exposées.
A travers cette visite, le Bureau Genre, Famille et Enfant entend mieux cerner les difficultés sanitaires, sécuritaires et socio-économiques auxquelles sont confrontées les femmes concernées. Les besoins exprimés en matière de formation et d’accompagnement soulignent l’importance de mettre en place des solutions concrètes permettant à celles qui le désirent de développer d’autres moyens de subsistance, dans le respect de leurs droits et de leur dignité.
Rédaction